À la mi-octobre, la Sûreté du Québec a fait savoir qu’elle augmenterait sa présence aux abords des écoles, d’abord avec une tournée des policiers aux endroits propices aux rassemblements des jeunes. Les policiers effectueront de la sensibilisation auprès d’eux.  
À la mi-octobre, la Sûreté du Québec a fait savoir qu’elle augmenterait sa présence aux abords des écoles, d’abord avec une tournée des policiers aux endroits propices aux rassemblements des jeunes. Les policiers effectueront de la sensibilisation auprès d’eux.  

Sensibilisation auprès des jeunes aux abords des écoles

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Les policiers de la Sûreté du Québec sont maintenant plus présents aux abords des écoles afin de sensibiliser les jeunes à l’importance du respect des mesures sanitaires. La Direction de la santé publique de l’Estrie souhaite du même coup sensibiliser les parents d’élèves.

« La Direction de santé publique de l’Estrie souhaite rappeler l’importance du respect des mesures sanitaires, et ce, pour tous les contextes. Lors des pauses, certains élèves se rassemblent aux abords des terrains des écoles pour socialiser. Certains rassemblements ne respectent pas les consignes en regard du nombre de personnes rassemblées, du port du masque ou du couvre-visage ainsi que de la distanciation physique. Nous faisons appel à vous afin que nous puissions, ensemble, prévenir cette problématique. Nous sommes conscients que votre pouvoir d’intervention n’est pas le même à l’extérieur du périmètre de l’école. Par contre, nous trouvons important de solliciter vos canaux de communication pour sensibiliser les jeunes et les parents », peut-on lire dans une note envoyée aux directions des écoles secondaires publiques et privées de l’Estrie. Une lettre à l’intention des parents a notamment été transmise. 

À la mi-octobre, la Sûreté du Québec a fait savoir qu’elle augmenterait sa présence aux abords des écoles, d’abord avec une tournée des policiers aux endroits propices aux rassemblements des jeunes. Les policiers effectueront de la sensibilisation auprès d’eux. 

Advenant le non-respect des mesures sanitaires, la SQ misera d’abord sur la collaboration des jeunes, écrit le corps policier dans un mot envoyé aux parents. Toutefois, si les discussions s’avèrent infructueuses, le décret gouvernemental donne « désormais le pouvoir aux policiers de donner un constat d’infraction », peut-on lire. La SQ demandait aussi aux parents d’entamer la discussion avec leurs enfants.

La distribution de cet « outil » de sensibilisation était laissée à la discrétion des gens, dans l’optique de prêter assistance à la Direction de la santé publique de l’Estrie, note-t-on du côté de la SQ. 

Il a été impossible de savoir si des amendes ont été données depuis. 

Directeur du secrétariat général et des communications au Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), Donald Landry estime que ce travail est complémentaire à ce qui fait sur le terrain, d’autant plus que le personnel ne peut agir en périphérie de l’école. 

« Il y a des zones autour des écoles qu’on ne voit pas toujours; on n’a pas de surveillance dans ces lieux-là, note la directrice générale du Centre de services scolaire des Sommets, Édith Pelletier. La SQ et la Régie de police Memphrémagog sont capables de patrouiller et d’aller voir les jeunes », souligne-t-elle.

« Ce qui est toujours complexe, c’est la gestion du deux mètres. À cet âge-là, on aime être près de nos amis... »