Sherbrooke deviendra la première ville au Québec à marquer le début et la fin des zones de 30 km/h avec de la peinture en zigzag. Des panneaux surdimensionnés et des radars pédagogiques seront aussi installés.

Sécurité accrue dans sept zones scolaires

Le projet-pilote pour sécuriser sept zones scolaires de la ville de Sherbrooke est lancé. La Ville deviendra la première au Québec à marquer le début et la fin des zones de 30 km/h avec de la peinture en zigzag. Des panneaux surdimensionnés et des radars pédagogiques seront aussi installés.

« Nous avions dit que quatre zones scolaires seraient concernées par un projet-pilote d’un an. Nous avons fait passer ce nombre à sept. L’objectif est de rendre les zones scolaires et la réduction de la limite de vitesse plus visibles. L’objectif est de créer une signature visuelle », explique Danielle Berthold, présidente du comité de la sécurité publique.

« Le marquage en zigzag sera une première au Québec. Nous avons eu des discussions avec le ministère des Transports, qui nous a accordé la permission en juillet. Ça ne faisait pas partie de ses normes. Si les résultats sont probants, cette façon de marquer les zones scolaires pourrait être étendue au reste du Québec », ajoute Mme Berthold. « Il faut trouver des façons d’attirer l’attention des automobilistes. »

Le radar pédagogique permet de connaître la vitesse à laquelle un automobiliste circule. « C’est uniquement une question de sécurité. Nous ne voulons pas que ce soient des trappes à tickets. Aux abords de l’école Desranleau, ce sont 28 % des contraventions en zones scolaires qui ont été distribuées. » Les écoles visées sont l’école Sylvestre, sur la rue Kingston, l’école Jean-XXIII, sur la rue Thibault, l’école du Boisjoli, sur les rues du Curé et du Président-Kennedy, l’école des Quatre-Vents, sur la rue Union, l’école de la Maisonnée, sur le boulevard Mi-Vallon, l’école du Boisé-Fabi, sur le boulevard Bertrand-Fabi, et l’école Desranleau, sur la rue Galvin. Pour six de ces sept écoles, la vitesse au 85e centile dépassait toujours 42 km/h malgré la limite fixée à 30 km/h. La vitesse la plus importante est pour le moment enregistrée devant l’école du Boisé-Fabi, à 51,2 km/h.

L’efficacité des mesures sera évaluée sur le terrain pour comparer la vitesse des automobilistes avant et après la mise en place du projet-pilote.

Ce projet-pilote coûtera 150 000 $. La peinture à l’époxy utilisée pour le marquage de la chaussée devrait résister aux intempéries de l’hiver. Ce marquage devrait commencer dans les prochains jours.

La conseillère Annie Godbout s’est réjouie de la nouvelle, mais rappelle qu’il y a des enfants dans toutes les rues de son district et qu’elle préfèrerait une diminution de la vitesse partout. « 50 km/h, c’est trop rapide. Sur les bollards qui servent à rétrécir la chaussée par endroits, j’aimerais qu’il soit écrit « Ralentissez » plutôt que 50 km/h. »