La probabilité que l’Université de Sherbrooke donne le feu vert au projet de CPE du REMDUS pour qu’il puisse déposer sa candidature en vue du prochain appel de projets est « très faible », « voire inexistante », précise Jocelyne Faucher, vice-rectrice à la vie étudiante à l’UdeS.

Second CPE sur le campus: l’UdeS ferme la porte

La probabilité que l’Université de Sherbrooke donne le feu vert au projet de CPE du REMDUS pour qu’il puisse déposer sa candidature en vue du prochain appel de projets est « très faible », « voire inexistante ».

C’est ce qu’a précisé Jocelyne Faucher, vice-rectrice à la vie étudiante à l’UdeS, mardi, au sujet d’un projet de CPE de 80 places espéré par le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS).

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Le REMDUS souhaite déposer ce projet pour les parents étudiants de l’institution, qui ont souvent des horaires atypiques. Il doit cependant avoir le feu vert de l’institution pour poser sa candidature à l’appel de projets du ministère de la Famille au plus tard le 20 juin.

L’UdeS attend toujours quelques informations du ministère de la Famille à ce sujet.

Selon le scénario sur la table, le projet serait présenté sous forme de CPE avec des horaires flexibles et atypiques, comme l’initiative de halte-garderie souhaitée initialement par le REMDUS.

Les parents pourraient profiter des services de garde subventionnés au coût de 8,25 $ par jour ou encore à la demi-journée.

« L’UdeS reconnaît clairement les besoins et les préoccupations des parents étudiants pour les besoins de garde et les horaires atypiques. On reconnaît l’importance des services de garde dans la conciliation étude-travail », note Mme Faucher.

« C’est un projet important qui doit être évalué dans tous ses aspects; on parle d’un projet de construction et d’opération d’un CPE. C’est un secteur d’activités complexe. »

Selon elle, différents facteurs ajoutent à la complexité du dossier, dit-elle en citant la pénurie de main-d’œuvre, l’impact du déploiement des maternelles quatre ans, de même que l’ouverture de 80 nouvelles places au CPE Tout Petit, Toute petite, avec la construction prochaine d’une deuxième installation.

Le projet du REMDUS compte 80 places, de sorte que le nombre total de places disponibles sur le campus principal grimperait à 224.

« On croit à ce projet-là, c’est important. Ce n’est pas une façon de le reporter aux calendes grecques », souligne Mme Faucher en laissant entendre que l’échéancier du 20 juin est trop rapproché. « On ne restera pas assis à attendre pour autant. On n’est pas indifférent, on souhaite que ça réussisse. » Lors d’une assemblée tenue récemment, elle avait évoqué la possibilité que l’UdeS puisse céder une partie de son terrain par un bail emphytéotique pour le projet de CPE si celui-ci allait de l’avant.

Par ailleurs, un comité a été mis en place afin de rédiger une politique de conciliation famille-étude. « On veut l’adopter en décembre prochain », précise Mme Faucher, en ajoutant qu’elle pourrait faire l’objet d’une consultation au début de l’automne.