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Suzie Adam
Suzie Adam

Second confinement complet au Manoir Stanstead

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
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Des employés du Manoir Stanstead, une résidence pour personnes âgées privée, retournent en confinement complet pour protéger les pensionnaires de la COVID-19.

Encore une fois, une quinzaine de membres du personnel ont accepté de demeurer à l’établissement de la rue Dufferin pendant un mois afin d’éviter que le coronavirus vienne infecter la clientèle.

Selon Suzie Adam, directrice générale de la résidence, on a pris cette décision quand le gouvernement a demandé à ce que les personnes âgées demeurent dans leur chambre durant le confinement général au Québec.

« Nous avons pris cette décision quand on a interdit les salles à manger dans les résidences pour personnes âgées. Ici, ça voulait dire qu’elles devaient passer la journée dans leur chambre entre quatre murs. Ce n’est pas humain », mentionne Mme Adam.

« La salle à manger, c’est l’endroit où elles peuvent socialiser. »

Le confinement a débuté le 10 janvier. Il devrait prendre fin le 8 février. Le groupe d’employés confinés comprend des aides ménagers et d’entretien, des préposées et des membres des cuisines, ajoute Suzie Adam.

Le printemps dernier, des employés du Manoir Stanstead s’étaient placés volontairement en confinement complet d’un mois pour protéger la clientèle de la COVID-19. Ils avaient décidé de demeurer sur place en permanence pour éviter que le coronavirus s’installe entre les murs du vénérable bâtiment de briques rouges.

C’est 14 employés sur la vingtaine que compte l’établissement qui s’étaient lancés dans l’aventure au début d’avril.

La pandémie pèse lourd chez les aînés, soutient la gestionnaire.

« Notre nouveau confinement va s’arrêter au 8 février. Après nous verrons, intervient Mme Adam. Les règles changent souvent… »

« C’est une période difficile pour les personnes âgées. Leur moral est fragile. »

Questionnée en octobre dernier sur un possible confinement avec l’arrivée de la deuxième vague de cas de COVID-19, Mme Adam ne prévoyait pas de second confinement. On surveillait toutefois la situation de près afin d’éviter que des pensionnaires soient infectés.