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Mégane Brouillette, présidente de Firme Brouillette, INC.
Mégane Brouillette, présidente de Firme Brouillette, INC.

Se lancer en affaires en pleine pandémie

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
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SHERBROOKE — Mégane Brouillette n’a pas froid aux yeux. Inspirée par la pandémie de COVID-19, cette jeune femme de 23 ans s’est récemment lancée en affaires en créant sa propre agence de placement de personnel en soins de santé.

« Je n’aurais jamais pensé avoir autant de succès aussi rapidement. Je ne regrette pas du tout d’avoir osé », raconte la jeune femme originaire de Magog et présidente depuis le mois de septembre de son entreprise Firme Brouillette, INC. 

C’est en travaillant comme infirmière auxiliaire dans des conditions qu’elles jugeaient inadéquates que Mégane Brouillette a eu l’idée de créer une agence de placement pour les professionnels de la santé.

« Je me suis dit que c’était maintenant ou jamais. J’ai fermé les yeux et j’ai sauté. »

Avec une formation en gestion d’entreprise et une autre en santé, Mégane Brouillette sentait qu’elle avait tous les outils pour réussir. « Finalement, il y a tellement d’offres et de demandes que je n’arrive pas à répondre à tout le monde », indique celle qui recrute actuellement des gestionnaires et qui compte des clients en Estrie, en Montérégie et en Chaudière-Appalaches.

« Je ne manque vraiment pas de travail. Je suis au bon endroit au bon moment », ajoute celle qui est également maman d’un jeune garçon de trois ans.

Constance et discipline

Mégane Brouillette confie avoir surmonté plusieurs épreuves afin d’arriver là où elle se trouve aujourd’hui. « Je viens d’une famille d’entrepreneurs. J’ai développé plusieurs projets en ménage, en coupe de gazon, en services scolaires de tutorat anglophone. J’ai ça dans le sang, mais j’ai aussi fait faillite à 18 ans », admet-elle.


« J’ai envie de dire aux entrepreneurs qu’il faut garder espoir. »
Mégane Brouillette

Elle est d’avis que tous les défis rencontrés lui ont permis d’ouvrir de nouvelles portes plus intéressantes. « Il ne faut pas avoir peur de parler de nos échecs. Il faut essayer et échouer autant de fois qu’il le faut. » 

La recette gagnante? « La constance, l’engagement et la discipline », croit Mégane Brouillette qui reconnaît tout de même être dans un créneau particulièrement stimulant dans un contexte de pandémie.

« J’ai envie de dire aux entrepreneurs qu’il faut garder espoir. Même si ça peut sembler difficile, il y a toujours des solutions. Je trouve très inspirant de voir certaines entreprises se réinventer complètement en adaptant leurs services. Il ne faut pas laisser la peur détruire nos rêves », conclut la jeune entrepreneure.