Récemment opéré avec l’aide du nouveau robot chirurgical du CHUS, Denis Dion a accepté de parler de son cancer de la prostate pour inciter les hommes à faire les tests de dépistage.

Se faire tester pour mieux guérir

Denis Dion a appris qu’il avait le cancer de la prostate en décembre dernier. En mai, il subissait une prostatectomie radicale, une chirurgie pratiquée à l’aide du robot chirurgical Da Vinci II, acquis récemment grâce à un don de 6 M$ de la Fondation du CHUS. Dans le cadre de la 6e édition d’Au cœur de la vie, l’Estrien accepte de raconter son histoire principalement pour inciter les hommes à faire le test de l’antigène prostatique spécifique (APS) qui permet de diagnostiquer rapidement un cancer de la prostate.

M. Dion avait demandé à son médecin, il y a sept ans, d’ajouter le test mesurant la quantité de l’APS dans son sang à ses tests médicaux annuels. C’est un ami, qui avait combattu un cancer de la prostate, qui lui avait recommandé.

Lire aussi: Percée majeure dans la lutte au cancer de la prostate

« À mon rendez-vous en décembre, mon médecin m’a appris que mon niveau d’APS avait triplé depuis ma dernière prise de sang. Même si la biopsie a confirmé le diagnostic seulement deux mois plus tard, je pensais bien à ce moment-là que j’avais le cancer », explique l’homme de 61 ans.

Pour ne pas assombrir le temps des Fêtes de ses proches, M. Dion a gardé pour lui ses résultats inquiétants. 

« Deux de mes amis qui étaient passés par là. Ils ont été mes confidents au cours de cette période », raconte celui qui a attendu la veille de la biopsie pour annoncer toute la vérité à son épouse et son fils.



C’était un choix difficile, mais ma conjointe et moi avons décidé d’y aller pour la chirurgie.
Denis Dion

Heureusement pour M. Dion, le test de dépistage a permis de diagnostiquer le cancer à un stade précoce. Les médecins ont proposé plusieurs chemins vers la guérison. Radiothérapie, curiethérapie et aussi une chirurgie avec le nouveau robot Da Vinci. Cette acquisition du CHUS, mise en service en mars, réduit considérablement les risques d’incontinence urinaire et de difficultés érectiles liés à l’ablation de la prostate tout en permettant une chirurgie beaucoup moins invasive.

« C’était un choix difficile, mais ma conjointe et moi avons décidé d’y aller pour la chirurgie, car on voulait se débarrasser d’un seul coup du cancer au lieu de choisir un traitement qui s’étirerait sur de nombreuses semaines. Et aussi parce que nous avions entièrement confiance en mon chirurgien, l’urologue Patrick Richard », souligne celui qui a été, le 20 mai, le dixième patient à être opéré à l’aide du nouveau robot.

Le lendemain, il rentrait à la maison. Sans calmants. Quatre mois plus tard, il retournait sur la patinoire.

« Je joue au hockey deux à trois fois par semaine. J’ai eu des effets secondaires très très minimes. Je suis très heureux des résultats et les derniers tests montrent aucune trace de cancer. Je n’ai aucun regret », souligne le semi-retraité et président de la fondation du CSSS du Val-Saint-François.

M. Dion a eu la chance d’avoir un ami qui lui a suggéré les tests de dépistage. Aujourd’hui, il souhaite être cette personne de bons conseils pour les hommes qui liront ces lignes.

« N’ayez pas peur de faire les tests », insiste-t-il.