Santé mentale des étudiants: une enveloppe espérée à l’UdeS

L’Université de Sherbrooke, le Regroupement des étudiants de maîtrise, de diplôme et de doctorat de l’UdeS (REMDUS) et la Fédération étudiante de l’UdeS (FEUS) demandent à Québec une enveloppe spéciale consacrée à la santé psychologique des étudiants afin de mieux accompagner ces derniers.

C’est la demande qu’ils formulent à la suite du rapport rendu public mardi par l’Union étudiante du Québec (UEQ). Plus largement, en lien avec les recommandations de l’enquête, une politique nationale est réclamée. L’enquête a été menée auprès de 24 000 étudiants de la province, dont environ 4000 étudiants de l’UdeS. On y apprend que 58 % des étudiants présentent de la détresse psychologique. Neuf pour cent des étudiants auraient pensé au suicide. Un pour cent aurait fait une tentative de suicide au cours des 12 mois précédant l’enquête, selon les données rapportées par La Presse canadienne.

À LIRE AUSSI: 9 % des étudiants universitaires du Québec auraient pensé au suicide

« L’ensemble des données surprend par leur ampleur. On a hâte d’avoir la déclinaison pour l’UdeS », commente Éli Dubois, conseiller politique au REMDUS. Ces données sherbrookoises devraient être connues en janvier. À partir de ce rapport, on pourra mieux cerner les façons d’intervenir, note le directeur général du REMDUS, Nicolas Delisle Godin. 

« On a besoin d’argent pour travailler dans le bon sens », souligne-t-il en citant notamment la prévention et l’accompagnement des jeunes. « On travaille sur un plan d’action. »

Actuellement, l’argent est pris à même le budget de fonctionnement de l’Université pour mettre en place des mesures en lien avec la santé psychologique de la communauté étudiante.

Différentes mesures ont été mises en place pour accompagner les étudiants. Parmi elles, une aide à la vie étudiante (AVE) a été lancée cet automne. Environ 160 membres du personnel ont été ciblés pour mieux accompagner les étudiants et les diriger au besoin vers les bonnes ressources, explique Jocelyne Faucher, vice-rectrice à la vie étudiante à l’UdeS.

Selon Mme Faucher, environ 1300 étudiants font appel au service de psychologie et d’orientation annuellement. Ce chiffre se maintient bon an mal an. « La situation de la santé psychologique, c’est difficile de dire si ça augmente. C’est la première étude qui permet d’avoir des chiffres », commente M. Delisle Godin.

L’UEQ représente plus de 88 000 membres universitaires à travers le Québec.