Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier
Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier

Santé mentale : « Il nous faut de l’aide supplémentaire »

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Ébranlé par les événements tragiques qui se sont déroulés samedi soir à Québec, le maire de Sherbrooke Steve Lussier implore de l’aide gouvernementale supplémentaire en santé mentale.

« Il y a un nombre grandissant de personnes aux prises avec des troubles de santé mentale, ici à Sherbrooke et partout ailleurs au Québec. Des demandes seront assurément faites pour obtenir de l’aide supplémentaire de la part du gouvernement. Personne ne veut que ce type d’incident ne se produise dans sa ville », indique Steve Lussier, offrant ses condoléances aux personnes touchées de près ou de loin par le drame.

Le maire de Sherbrooke se dit toutefois apaisé de pouvoir compter sur une équipe d’intervention psychosociale qui permet d’orienter les personnes concernées aux bons endroits. « C’est un avantage que nous avons contrairement à d’autres villes », croit-il.

« Toutefois, le drame vécu à Québec hier soir nous amène à revoir nos priorités. On doit s’entraider et nous devons aller plus loin dans nos démarches concernant les enjeux de santé mentale. »

Questionné sur l’avancement du dossier concernant l’ouverture d’un Centre de jour en santé mentale dans la région, le maire Lussier assure vouloir accélérer le pas. « Nous avons absolument besoin de ce centre à Sherbrooke », confie-t-il.

Le maire admet d’ailleurs avoir discuté de cet enjeu en début de semaine avec le Service de police de Sherbrooke (SPS), qui remarque un nombre grandissant d’interventions liées aux troubles de santé mentale, et cela depuis des années. 

« La santé mentale représente un défi important pour nos policiers qui répondent malheureusement chaque semaine à des appels en ce sens. J’ai assuré au directeur du SPS, Danny McConnell, que je serai présent pour le représenter auprès des instances gouvernementales et demander de l’aide supplémentaire », affirme M. Lussier.

Pour sa part, le SPS ne souhaite pas commenter les événements pour le moment. « Nous offrons notre entière collaboration au Service de police de Québec (SPVQ) et partageons notre soutien aux policiers et policières qui ont dû intervenir lors de ses évènements à la fois tragiques et d’une extrême violence », indique-t-on par voie de communiqué. 

« Nous ne commenterons pas cette situation, laissant le SPVQ éclaircir les faits de ses malheureux évènements. »