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Les étudiants en graphisme Émile Rouillard et Émilie Fréchette
Les étudiants en graphisme Émile Rouillard et Émilie Fréchette

« Sans filtre, sans algorithme »

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
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PAROLE AUX JEUNES / La génération Z se caractérise par des valeurs qui lui sont propres. En quête de changements, de plaisir et d’expériences, les jeunes d’aujourd’hui sont engagés socialement. Ils sont prêts à révolutionner le monde.

Sans croire pour autant que les standards de beauté véhiculés dans notre société changeront de si peu, les étudiants en graphisme du Cégep de Sherbrooke Émilie Fréchette et Émile Rouillard aspirent à un peu plus d’authenticité sur les réseaux sociaux.

Pour ce faire, les deux collègues et amis ont lancé le projet Sans filtre, sans algorithme, qui allie graphisme et photographie, dans le but de faire la promotion de la beauté au naturel.

Ces derniers ont approché da manière aléatoire une quarantaine de jeunes âgés entre 16 et 24 ans et issus de milieux différents afin de capter leur visage en toute simplicité. Ils ont ensuite créé diverses affiches qu’ils ont apposées sur les murs du Cégep de Sherbrooke.

« Notre objectif, c’est de faire rayonner la diversité des jeunes d’aujourd’hui et montrer qu’elle diffère des standards de beauté projetés sur les réseaux sociaux », explique Émilie Fréchette, étudiante de deuxième année en Graphisme.

« Sur les réseaux sociaux, on remarque que des images de femmes en bikini et d’hommes particulièrement musclés se retrouvent parmi les contenus les plus populaires. Ils sont ainsi repartagés », ajoute son collègue Émile Rouillard.

« Sans dire que c’est nécessairement toxique, j’ai l’impression que les réseaux sociaux nous portent vers des standards de beauté qui sont irréels. On veut sensibiliser les gens à cela », mentionne-t-il.

Interrogés davantage sur le nom du projet Sans filtre, sans algorithme, les étudiants expliquent que les applications sociales telles que Facebook, Instagram et TikTok favorisent en premier lieu les contenus qui créer de l’engagement.

« Les algorithmes nous mènent donc vers les contenus qui récoltent davantage de likes et qui répondent par le fait même à ces standards de beauté un peu malsains », répond Émilie Fréchette.

« Pour choisir nos participants, nous avons procéder à l’inverse de ce que feraient ces applications en misant sur la diversité. Bref, nous souhaitons faire la promotion de la beauté de gens qui existent dans la vraie vie parce que tout le monde est superbe à sa façon », confie-t-elle.

Sans savoir jusqu’où ira ce projet, Émilie Fréchette et Émile Rouillard affirment apprécier le côté social et communautaire du concept. Selon la réponse du public, ils pourraient étendre leurs activités ailleurs qu’entre les murs de leur établissement scolaire.