Sanctions contre des pompiers de Drummondville

Jean-Pierre Boisvert
La Tribune
La Ville de Drummondville a mis fin à l'emploi de deux pompiers à temps partiel en probation et a imposé des suspensions à quatre autres sapeurs en réplique aux actes de vandalisme commis sur des équipements dont le «maquillage» au goût douteux d'un camion incendie.
C'est ce qui a été confirmé mardi soir au conseil municipal drummondvillois par le biais d'une demi-douzaine de résolutions adoptées en assemblée régulière. Des quatre pompiers suspendus, trois le sont pour une durée de trois jours et un autre pour une période quatre semaines. C'est le directeur du service qui verra à déterminer le moment de ses suspensions.
«Le conseil a jugé que des sanctions s'imposaient. Deux pompiers en probation n'ont pas eu un comportement digne d'un pompier en probation», a affirmé la mairesse Francine Ruest Jutras. «Quant aux négociations, les deux parties ont convenu qu'il y avait impasse et devront se rencontrer devant un arbitre dans les prochaines semaines», a-t-elle fait remarquer, ajoutant que le renouvellement de la convention collective avec les cols bleus s'était réglé beaucoup plus rapidement.
L'application de ces sanctions survient quelques jours après que le syndicat des pompiers, affilié à l'Alliance de la Fonction publique du Canada, ait annoncé, vendredi, une trêve dans les moyens de pression durant une période indéterminée. Si les syndiqués s'attendaient à ce que l'employeur mette à son tour de l'eau dans son vin, ils n'auront pas obtenu l'effet escompté.
«Les décisions que nous venons de prendre sont sans rapport avec les négociations», a soutenu le directeur général de la Ville, Claude Proulx. «Nous mettons fin à la probation parce que cette période d'évaluation est non-concluante en raison du comportement des pompiers concernés. Oui, le maquillage du camion incendie fait partie du portrait et nous avons des preuves solides à part ça», a-t-il ajouté.