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L’hôtel de ville et la caserne occupent actuellement le même bâtiment, près de l’intersection des routes 249 et 222 au cœur du village de Saint-Denis-de-Brompton.
L’hôtel de ville et la caserne occupent actuellement le même bâtiment, près de l’intersection des routes 249 et 222 au cœur du village de Saint-Denis-de-Brompton.

Saint-Denis consulte pour un nouvel hôtel de ville

Jacynthe Nadeau
Jacynthe Nadeau
La Tribune
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En discussion depuis deux ans, la Municipalité de Saint-Denis-de-Brompton espère aller de l’avant en 2021 avec un projet de l’ordre de 5,5 millions $ pour remplacer son hôtel de ville et sa caserne de pompiers.

Ce bâtiment municipal est désuet et ne répond plus ni aux besoins, ni aux normes, alors que la municipalité connaît une croissance de sa population de près de 40 % depuis 10 ans, soit 1200 citoyens de plus pour atteindre 4385 aujourd’hui. 

Le projet prévoit également la réfection du centre communautaire, situé tout près de l’hôtel de ville et qui abrite entre autres la salle du conseil, le bureau de poste et la bibliothèque.

« Il n’est pas question de construire des éléphants blancs et de mettre de l’or sur les murs. Tout ce qu’on veut, ce sont des bâtiments aux normes, fonctionnels, qui vont nous permettre de donner à la population les services nécessaires, et d’avoir une vie sociocommunautaire », explique la directrice générale de la municipalité, Liane Boisvert. 

Concrètement, la direction du service des incendies a été relocalisée de façon temporaire dans l’ancien local de la FADOQ, tandis qu’à l’hôtel de ville, les bureaux sont cordés les uns sur les autres pour plusieurs employés.

Au centre communautaire, la friperie gérée par l’AFEAS a été contrainte de cesser ses activités parce que son local était jugé trop dangereux. Des locaux de l’aréna qui servaient aux loisirs ont également été réquisitionnés comme salles de classe en attendant que l’école primaire du Jardin-des-Lacs concrétise un deuxième projet d’agrandissement après celui de 2014.

« Actuellement on est tellement tassés partout qu’on ne peut pas rendre les services qu’on veut », plaide Mme Boisvert. 

Pour soutenir cette croissance et offrir les services requis à sa population, durant la même période de 10 ans, le nombre d’employés municipaux est passé de l’équivalent de 20 à 28. 

De plus, avec tous les développements immobiliers en cours, la municipalité entrevoit que la croissance de population se poursuivra plusieurs années encore et elle prévoit devoir embaucher d’autres employés pour répondre aux besoins, entre autres en environnement et en assainissement des eaux.

Le centre communautaire, qui abrite le bureau de poste, la bibliothèque municipale et la salle du conseil, entre autres, sera conservé et réaménagé selon les normes.

Consultation en ligne

Aussi, avec frais en mémoire un règlement d’emprunt de 5,1 millions $ pour des travaux routiers qui avait été bloqué par la population en 2019, l’administration du maire Jean-Luc Beauchemin a cru bon soumettre le projet de modernisation des bâtiments municipaux à un exercice de consultation en amont de la procédure d’emprunt.

Le portrait de la situation et la vision du conseil sont détaillés sur le site web de la municipalité et les citoyens sont invités à s’informer et à poser leurs questions en ligne d’ici février. 

Un groupe de travail apolitique de 11 personnes représentatives de la communauté a également été formé pour participer à l’élaboration d’un concept final qui fera consensus. 

Le bilan de cet exercice de consultation doit être déposé en mars.

« C’est un projet majeur et c’est intéressant que la population soit amenée à y contribuer et à y mettre ses couleurs, parce que c’est un projet pour elle au départ », ajoute Mme Boisvert. 

« Nous nous appliquons à trouver le meilleur équilibre entre les besoins exprimés et la capacité de payer des contribuables. »

Il n’y a d’ailleurs pas d’élus dans le groupe de travail, parce que le conseil municipal est déjà bien au fait du projet et prêt à aller de l’avant, explique-t-elle. « Ça fait deux ans qu’on en parle, alors on veut connaître l’opinion de la population sans qu’elle soit biaisée par celle du conseil. »

Si tout se déroule comme prévu, c’est ce conseil qui va proposer le règlement d’emprunt, mais c’est le conseil d’après les élections de 2021 qui sera en poste quand la construction va débuter en 2022. 

Le maire Jean-Luc Beauchemin a déjà annoncé pour sa part qu’il ne solliciterait pas de nouveau mandat en 2021. Il se dit confiant que la population va comprendre les besoins et s’approprier le projet. 

« J’aimerais qu’elle s’en fasse une fierté aussi, dit-il. Depuis que je suis arrivé à Saint-Denis, je suis toujours étonné d’entendre les citoyens dire ‘’je viens du lac Brompton’’ ou ‘’je viens du lac Montjoye’’. Mon but, c’est qu’on dise ‘’je suis de Saint-Denis’’. Avec un projet commun, un challenge comme celui-là, ça devient Saint-Denis. »

« Quand on explique aux gens le pourquoi des choses, qu’on est en rattrapage, que ce n’est pas pour du faste, mais pour des services à la population, ils comprennent et on a une belle adhésion, ajoute Mme Boisvert. Dans le groupe de travail, c’est assez unanime, tout le monde constate la désuétude des bâtiments. Et quand on leur explique la situation financière et démographique de la municipalité, tout le monde comprend bien. »