Des problèmes de circulation sont régulièrement observés sur la route 220 dans le secteur de Saint-Élie.

Route 220: des «travaux majeurs» d’ici 3 à 5 ans

Seuls des «travaux majeurs» de réaménagement de la route 220 et de ses intersections régleront entièrement les problèmes de ralentissements de la circulation et permettront de combler de futurs besoins importants dans le secteur de Saint-Élie.

Ces interventions qui seront réalisées dans trois à cinq ans viseront à améliorer le temps de parcours et la gestion des files d’attente, annonce le ministère des Transports du Québec (MTQ).

À court et à moyen terme, le MTQ réalisera des interventions aux intersections des chemins Dion et Godin, conjointement avec la Ville de Sherbrooke, afin d’améliorer temporairement la fluidité de la circulation.

« Je suis ravi qu’on se donne un plan de match et qu’on s’y attaque, commente le conseiller municipal de ce secteur, Julien Lachance. Il y a des choses que l’on peut faire à court terme. D’ici six mois, je pense que l’on va être capable de voir ce que les interventions faites cet été ont apporté. »

Toutefois, les travaux de réaménagement de la route 220, qui viendront régler de façon « efficace et durable les problèmes de ralentissements », ne pourront être réalisés que dans un horizon de trois à cinq ans en raison de leur nature complexe. Tous les travaux seront ajoutés à la planification des projets routiers du ministère, mentionne un communiqué de presse diffusé vendredi avant-midi.

Le ministère et la Ville de Sherbrooke amorceront les travaux sur le tronçon problématique de la route 220 par des améliorations légères en 2018. Des projets plus importants seront réalisés subséquemment au cours des prochaines années, ajoute-t-on.

La route 220 connaît des problèmes de ralentissements importants aux heures de pointe entre le chemin Dion et le carrefour giratoire. Malgré les améliorations réalisées en 2016 pour diminuer les files d’attente à l’intersection de la route 220 et du chemin Godin, les ralentissements persistent sur le tronçon où circulent plus de 15 000 véhicules par jour.

Afin de remédier à la situation, le MTQ a réalisé une étude, à l’automne 2017, pour analyser les conditions de circulation actuelles et futures du tronçon ainsi que les scénarios d’intervention possibles. Les résultats de cette étude ont été présentés à la Ville de Sherbrooke en juin. Il en ressort que la configuration actuelle du tronçon n’est plus en mesure de répondre au volume de circulation qui est supérieur à sa capacité.

« Il y a quelques problématiques, avoue M. Lachance. On a eu des rencontres avec le MTQ afin de partager les problématiques que les citoyens m’ont partagées. Les solutions finales ne sont pas encore trouvées, mais les causes du problème ont été creusées », confirme-t-il.

Modification du marquage

Jeudi, le MTQ a procédé à la modification du marquage à l’approche du viaduc de la route 220 en direction de Saint-Élie. L’objectif est d’inciter les usagers de la route à utiliser les deux voies disponibles jusqu’au point de fusion sur le viaduc. Actuellement, on remarque que la voie de droite qui permet le mouvement tout droit n’est pratiquement jamais utilisée, ce qui a pour conséquence de bloquer la circulation et d’allonger les files d’attente à l’intersection.

La Ville de Sherbrooke étudie pour sa part la possibilité d’interdire le virage à gauche sur la route 220 à partir de la rue Saint-Jacques aux heures de pointe. La Ville attendra toutefois après la rentrée scolaire pour prendre une décision, précise-t-on encore. Ce délai permettra d’analyser les déplacements des automobilistes de ce secteur lorsque le boulevard René-Lévesque sera accessible. Avec Tommy Brochu