Guillaume Rousseau, candidat du PQ dans Sherbrooke, et Maka Kotto, député de Bourget et président du caucus de l’opposition officielle, ont fait l’annonce de mesures visant à faciliter l’intégration des personnes immigrantes.

Rousseau veut faciliter l’intégration des immigrants

L’intégration des personnes immigrantes pourrait être mieux réussie au Québec, selon le candidat péquiste dans Sherbrooke, Guillaume Rousseau. Il a annoncé vouloir rétablir le bureau régional du ministère de l’Immigration à Sherbrooke et bonifier le Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi.

« En matière d’intégration des personnes immigrantes, il y a de belles histoires de succès sur le plan individuel et il faut le souligner. Il faut toutefois aussi souligner des histoires de parcours difficiles. Il y a des constats collectifs à faire. On pourrait faire mieux et on devrait faire mieux sur au moins trois plans : en régionalisation, en emplois et en francisation » a lancé M. Rousseau, accompagné de Maka Kotto, député du PQ dans Bourget.

En matière de régionalisation, le candidat dans Sherbrooke a mis l’accent sur l’écart disproportionnel entre les concentrations de populations immigrantes et les différentes régions du Québec.

« L’Estrie retient à peine plus de 1,5 % des personnes immigrantes admises au Québec, alors qu’elle compte pour 4 % de la population du Québec. Le taux de chômage des personnes issues de l’immigration est toujours plus élevé que celui de l’ensemble de la population », a-t-il expliqué.

Le Parti québécois se fixe ainsi un objectif de 25 pour cent en matière de régionalisation de l’immigration.

Pour y arriver, M. Rousseau a expliqué les moyens que lui et son parti entreprendraient.

« Nous annonçons aujourd’hui notre intention de bonifier et de moduler en faveur des régions le Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles en emploi. Concrètement, les subventions offertes dans le cadre de ce programme couvriront une plus grande part du salaire de la personne immigrante, lorsque cette personne s’établira dans une région non métropolitaine comme l’Estrie » a-t-il indiqué.

Il en a profité pour annoncer qu’il rétablirait le bureau régional du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion en Estrie.

Rappelons que le bureau avait fermé ses portes en 2014, en même temps que ceux de Québec, Trois-Rivières et Gatineau.

« Grâce à ce bureau, le gouvernement du Québec pourra collaborer mieux et plus avec la Ville de Sherbrooke et les organismes qui œuvrent en matière d’intégration des personnes immigrantes. Nous voulons que ces fermetures ne se produisent plus jamais, et c’est pour cette raison que je propose que l’existence des bureaux régionaux de ce ministère soit protégée par la loi », a-t-il ajouté.

Par la francisation 

S’il estime que les mesures de régionalisation et d’emploi sont structurantes et permettront aux nouveaux immigrants de se délester d’un stress en arrivant au Québec, Maka Kotta croit que la francisation est fondamentale pour encadrer l’intégration des personnes immigrantes.

« Nous croyons que l’apprentissage du français est fondamental à une intégration réussie, que le droit d’être francisé puis de vivre et de travailler en français devrait être inscrit à la Charte des droits et libertés de la personne », a-t-il affirmé.

C’est pour cette raison que le député de Bourget a annoncé que le Parti québécois compte appliquer la loi 101 aux entreprises de 25 à 50 employés.