Quelques centaines de festivaliers ont déambulé dans les rues du centre-ville en arborant fièrement des lanternes qu'ils avaient eux-mêmes conçues.

Rivières de Lumières «complètement débiles»

Plus les années passent et plus le festival Rivières de Lumières de Sherbrooke prend de l'ampleur. Samedi, quelques centaines de personnes ont déambulé dans les rues du centre-ville dans une ambiance festive en arborant fièrement des lanternes qu'elles avaient elles-mêmes conçues.
« C'est débile que des gens se mettent ensemble pour nous donner l'occasion de faire des activités de même, note Mathieu Jutras venu avec ses enfants. C'est parfait pour la famille. Je trouve qu'on est bon à Sherbrooke en termes d'activité de la sorte. Ce n'est pas Montréal, mais c'est de mieux en mieux. »
Tous les gens qui ont confectionné, à partir d'une branche de saule ou d'un pot Mason, une lanterne durant l'été pouvaient la récupérer et participer à la marche. L'animation était dynamique avant le départ et un marché de nuit avec plus de 40 producteurs et artisans locaux attendait les marcheurs à la fin du parcours au Marché de la gare.
« Il y a une esprit de communauté qui se crée rapidement puisque tout le monde marche avec la lanterne qu'il a créée, explique Anne-Catherine Faucher, animatrice d'atelier d'art. On célèbre tout le monde ensemble. On revoit aussi plusieurs lanternes des années passées. Certaines personnes reviennent d'année en année et créent des lanternes toujours plus complexes. »
« C'est un festival unique en son genre, et on espère que les gens soient marqués par la singularité de l'événement », résume Christine Pageau, animatrice et coordonnatrice des bénévoles.
Le festival Rivières de Lumières se découle en quatre temps : les ateliers de lanternes, le déambulatoire, le marché de nuit et finalement le conte théâtral qui se déroulera les 6, 7 et 8 octobre au parc du Domaine-Howard.
« On a créé un conte contemporain de Sherbrooke. Il met en scène les personnages de Foumar, Doltra et Ali. Foumar est le héros et est inspiré de Madame Bou tandis que Doltra est basé sur nul autre que Donald Trump. Il représente le diable. On a aussi une pieuvre géante. Ça va être complètement fou. »
Le festival, unique au Québec, pourrait encore continuer à grossir dans les prochaines années puisque plusieurs partenaires ont signalé leur intention de s'associer à l'événement.