Situé dans une zone propice aux inondations, la ferme de Richard Wera à Waterville a eu à composer à de nombreuses reprises avec des crues des eaux.

Richard Wera sympathise avec les sinistrés

« Les seules constantes lorsque l'on parle d'inondations demeurent l'irrégularité et la surprise du moment où elles surviennent. »
Richard Wera
Situé dans une zone propice aux inondations, Richard Wera de la ferme du même nom à Waterville a eu à composer à de nombreuses reprises avec des crues des eaux qui ont inondé tant ses champs, ses bâtiments de ferme que sa résidence principale.
« Même cette année, la rivière est sortie quatre fois de son lit. Nous parlons davantage d'une année en terme de nombre que de quantité d'eau. En mars, la rivière a traversé la route par les calvettes pour venir jusque chez moi. Étant donné qu'il y avait du gel la nuit, nous avons été épargnés », indique Richard Wera.
Ce dernier estime qu'il n'y a aucune règle à laquelle il est possible de se raccrocher en terme d'inondations.
« J'ai vu des années où il y avait beaucoup de neige et qu'il n'y a pas eu d'inondations. D'autres où il n'y a pas eu de neige et où nous avons connu des débordements importants. Des chutes de neige, des embâcles, j'en ai vu de toutes les couleurs au fil des ans », se rappelle Richard Wera.
S'il a été inondé à tous mois de l'année, autant au printemps qu'en octobre, lors de redoux hivernaux ou en juillet, M. Wera se souvient des inondations du 18 avril 1982, année où le centre-ville de Sherbrooke avait aussi été inondé.
« J'avais dû refaire le bas de ma maison. Il y a eu trois ou quatre années où les inondations étaient plus importantes, mais cette année-là demeure la plus importante, se souvient Richard Wera.
Il affirme être de tout coeur avec les citoyens qui subissent des inondations ailleurs au Québec.
« J'ai beaucoup de compassion pour ces gens. Avec les images que l'on voit à la télévision, je sais que ce qu'il traverse n'est pas facile. Je vois l'armée et les citoyens installer les sacs de sable. Je ne sais pas si ce serait efficace chez nous parce que l'eau arrive par dessus ou par dessous », constate Richard Wera.
Plusieurs facteurs influencent la crue des eaux dans le secteur de Waterville.
La rivière Saint-François peut faire gonfler la Massawippi. La fonte des neiges du Vermont peut gonfler le lac Massawippi puis la rivière du même nom sans parler des rivières Eaton, Moes ou Coaticook qui viennent s'ajouter.
« Nous suivons constamment ce qui se passe. J'ai hâte que la pluie cesse afin de pouvoir commencer à semer dans les champs », mentionne Richard Wera.