Jessyca Audette, serveuse à la microbrasserie La Memphré, constate que beaucoup de Montréalais parcourent la distance pour venir consommer un verre ou un repas à Magog.
Jessyca Audette, serveuse à la microbrasserie La Memphré, constate que beaucoup de Montréalais parcourent la distance pour venir consommer un verre ou un repas à Magog.

Retour des restaurants : les citoyens répondent présents

Lilia Gaulin
Lilia Gaulin
La Tribune
Tommy Brochu
Tommy Brochu
La Tribune
SHERBROOKE — Environ deux semaines après l’ouverture de leurs établissements, plusieurs restaurateurs de la région de l’Estrie sont satisfaits de la réponse des citoyens.

« Toute la clientèle est heureuse de pouvoir revenir au restaurant », lance le propriétaire de la Brasserie Fleurimont, Martin Migneault. L’établissement, situé sur la 12e avenue à Sherbrooke, a ouvert ses portes le 17 juin. 

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Malgré le fait que le restaurant ait une capacité d’accueil en deçà de 50 % de sa capacité habituelle, M. Migneault est satisfait du rendement de l’établissement lors des deux premières semaines d’activités. 

« Ça va très bien, on respecte minutieusement la distanciation de deux mètres. Notre clientèle est encore au rendez-vous, puis elle est très compréhensive. Naturellement, on a beaucoup moins de places qu’avant. On ne peut pas accueillir tout le monde, mais tout va bien. »

Le propriétaire du restaurant Chez Stanley, Luc Laplante, a embauché de nouveaux employés afin de respecter les consignes sanitaires. « On a engagé des personnes pour faire la désinfection des salles de bain, des poignées de porte, des tables et des chaises ». 

L’homme d’affaires a été légèrement surpris de constater le fort achalandage lors des jours suivant l’ouverture. « Les clients sont au rendez-vous. Ils sont contents. Je ne pensais pas que le départ aurait été comme ça. Avec la Fête nationale et la Fête du Canada, les gens sont en congé et peuvent sortir. On a eu une très bonne semaine. Je n’ai pas regardé avec les chiffres de l’année passée, mais je suis pas mal certain que ça équivaut. »

« La première semaine a été très bonne, on était pleins presque tous les soirs, lance Maxime Saumier Demers, copropriétaire du restaurant O Chevreuil, Taverne américaine, rappelant que le restaurant est ouvert trois jours par semaine. On essaie de regrouper les gens dans les mêmes soirées. »

« On voit que l’été arrive, les gens viennent manger au resto vers 20 h. On est très satisfait du retour progressif », poursuit-il. 

Les nombreux visiteurs se succèdent au Siboire Jacques-Cartier depuis la réouverture de la microbrasserie le 15 juin dernier.

L’achalandage ne dérougit pas au Siboire 

Le Siboire Jacques-Cartier peut accueillir 140 clients avec les nouvelles mesures de distanciation sociale, soit 90 de moins qu’avant la crise de la COVID-19. 

« Il y a un achalandage très fort. Nous avons réaménagé l’espace pour qu’il y ait moins de tables. Le nombre de clients que nous avions à la même période l’année passée cogne à notre porte. Il y a une grosse gestion à faire sur le plan des réservations et de la communication. Les gens appellent énormément et écrivent beaucoup de courriels », mentionne le directeur de la succursale, Christian Gouin. Il estime qu’il y a entre 60 et 100 appels par jour qui sont faits pour des réservations. 

« On a même réfléchi à engager quelqu’un qui serait attitré à répondre uniquement au téléphone », lance M. Gouin. 

Des embauches ont été réalisées afin de subvenir à l’achalandage soutenu. « Nous n’avions pas beaucoup d’appréhension, mais on ne s’attendait pas à ce que l’achalandage soit aussi fort. Entre 18 h et 21 h, la place est pleine », note le directeur de la succursale. M. Gouin souligne que l’établissement mise sur la collaboration des clients. Il évoque également que le Siboire Dépôt fonctionne bien malgré les règlements mis en place entourant la pandémie.

Les visiteurs sont aussi de retour en force à la Taverne Alexandre. Entre deux clients, Denis Lapointe, employé de l’établissement depuis 31 ans, avoue que tout se déroule de la bonne manière, et ce, malgré les contraintes sanitaires. « Les gens sont très contents d’être revenus. »

Les terrasses pleines à Magog

Citoyens et visiteurs de Magog répondent également à l’appel des restaurateurs. La serveuse de la microbrasserie La Memphrée Jessyca Audette s’en réjouit. « On dirait que tout le monde a hâte de revenir sur une terrasse. J’aime bien! Le soir et les fins de semaine, il y a une file d’attente », décrit-elle.

Mme Audette constate que beaucoup de Montréalais parcourent la distance pour venir consommer un verre ou un repas à La Memphré. « Là-bas, ce n’était pas ouvert, alors ils viennent ici et sont contents », pense la serveuse.

Si le retour des terrasses fait du bien aux clients, c’est la même chose pour les employés. « On est tous motivés. On a été arrêtés durant trois mois et demi. C’est le fun de revenir et être avec la gang », estime Jessyca Audette.

Le gérant du Liquor Store de Magog, Hugo Dubois, trouve « agréable » de revoir ses clients. « Les gens sont très contents de nous voir et que ce soit ouvert. Malgré les règles de distanciation, on peut accueillir un grand nombre de clients », dit-il, ajoutant avoir eu « un bon nombre de clients » jusqu’à présent.

« La première semaine, comme les gens n’avaient rien fait depuis trois mois, il y a eu une petite folie », exprime-t-il, constatant également que les Montréalais sont nombreux.

Il remarque que les gens sont portés à consommer plus qu’à l’habitude. « Beaucoup plus, précise-t-il. Ce sont surtout les jeunes. Je peux croire que ç’a un lien avec la PCU », résume-t-il.