Les directions des écoles primaires de l’Estrie ont été invitées dès mardi à permettre l’accès aux fontaines d’eau de leurs écoles afin de permettre aux enfants de remplir leurs gourdes au courant de la journée. Dans un objectif de freiner la transmission du coronavirus, celles-ci avaient été condamnées dans plusieurs écoles.
Les directions des écoles primaires de l’Estrie ont été invitées dès mardi à permettre l’accès aux fontaines d’eau de leurs écoles afin de permettre aux enfants de remplir leurs gourdes au courant de la journée. Dans un objectif de freiner la transmission du coronavirus, celles-ci avaient été condamnées dans plusieurs écoles.

Retour des fontaines d’eau et ventilateurs dans les écoles

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
Les directions des écoles primaires de l’Estrie ont été invitées dès mardi à permettre l’accès aux fontaines d’eau de leurs écoles afin de permettre aux enfants de remplir leurs gourdes au courant de la journée. Dans un objectif de freiner la transmission du coronavirus, celles-ci avaient été condamnées dans plusieurs écoles.

Or l’arrivée de cette première vague de chaleur extrême a nécessité que certaines recommandations en contexte de COVID-19 soient ajustées. Des règles qui ont été plus faciles à ajuster en Estrie qu’ailleurs étant donné que la transmission de la COVID-19 est très bien contrôlée en Estrie.

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« Actuellement, dans certaines écoles, une consigne a été émise afin de ne pas autoriser le remplissage des gourdes ou bouteilles d’eau utilisées par les enfants. Il faut savoir que rien n’indique que les embouts des fontaines d’eau doivent être considérés comme une source importante de transmission du virus, mais ils devraient être nettoyés régulièrement selon les recommandations du fabricant.

« Toutefois, les robinets et boutons-poussoirs des fontaines sont considérés comme d’importantes sources de transmission du virus et doivent être nettoyés et désinfectés conformément au protocole de l’école ou du service de garde concernant le nettoyage des surfaces fréquemment touchées », a indiqué la Santé publique de l’Estrie dans un « avis intérimaire » envoyé tard lundi soir aux différentes directions des commissions scolaires.

L’utilisation des ventilateurs dans les classes a aussi été autorisée par la Santé publique de l’Estrie, du moins, jusqu’à ce que la Santé publique du Québec statue de façon formelle sur l’utilisation de ces appareils facilement accessibles dans les milieux qui ne sont pas climatisés.

« Étant donné le très faible nombre de cas de COVID-19 circulant en ce moment en Estrie et considérant qu’un ventilateur sur pied diminue l’inconfort lié à la chaleur, son utilisation pourrait être tolérée, en respectant les balises suivantes : le flux d’air provoqué par le ventilateur sur pied ne doit pas être dirigé vers le visage des occupants de la pièce et le système de rotation du ventilateur sur pied ne doit pas être en fonction », a expliqué en point de presse mardi le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

Le Dr Poirier a mentionné que les enfants doivent boire un quart à un tiers de tasse d’eau toutes les 20 minutes en période de chaleur, et ce même en absence de signaux de la soif, ce qui nécessiterait environ deux remplissages de leur bouteille ou de leur gourde d’eau au cours de la journée.

« La situation de la COVID-19 n’est pas pareille partout; c’était plus facile pour nous, en Estrie, d’émettre de telles recommandations parce que nous sommes dans un contexte favorable », indique le Dr Poirier.

On ajoute aussi dans l’avis que, si un système de ventilation est présent et en bon état de fonctionnement, il peut continuer à être utilisé sans problème puisque cela favorise l’apport d’air de l’extérieur vers l’intérieur.

Concernant les systèmes de climatisation qui sont déjà présents dans certaines écoles, ces derniers peuvent toujours être utilisés même si cela implique une recirculation de l’air intérieur. Par contre, le cas échéant, il est important d’assurer une bonne ventilation de la pièce (soit par un système de ventilation, soit en ouvrant les fenêtres).

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Prudence, prudence, prudence : voilà le mot d’ordre émis par la Santé publique de l’Estrie, qui est passée mardi matin en mode alerte en raison de l’avertissement de chaleur extrême émis par Environnement Canada.

Prudence pendant cette vague de chaleur extrême

Prudence, prudence, prudence : voilà le mot d’ordre émis par la Santé publique de l’Estrie, qui est passée mardi matin en mode alerte en raison de l’avertissement de chaleur extrême émis par Environnement Canada.

Cette première vague de chaleur, qui arrive très tôt en saison, doit amener une vigilance encore plus importante que lorsque la première vague de chaleur extrême survient plus tard en période estivale.

Pour parler d’une vague de chaleur extrême, il y a des critères, soit plus de trois journées à plus de 31 degrés Celsius et trois nuits à au moins 18 degrés.

Environnement Canada prévoit une température de 21 degrés Celsius dans la nuit de mardi à mercredi, et le mercure grimpera jusqu’à 34 degrés dans la journée de mercredi. Il fera 30 degrés jeudi et 29 degrés vendredi, avant que le mercure chute à 21 degrés Celsius samedi.

La température devrait ensuite rester sous la barre des 21 degrés pour au moins une semaine complète.

« La vigilance est d’autant plus importante lors des premiers épisodes de chaleur extrême

puisque le corps n’a pas nécessairement développé tous les mécanismes d’adaptation face à de telles situations. Or comme il neigeait encore il n’y a pas longtemps, notre préparation ce printemps a été courte », indique le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie.

Pour éviter les effets nocifs de la chaleur accablante, la Santé publique recommande à la population de suivre les recommandations suivantes.

D’abord, de passer quelques heures dans un endroit frais et climatisé, lorsque cela est possible.

Il faut aussi boire beaucoup d’eau sans attendre d’avoir soif ou selon les quantités indiquées par le médecin.

Il est nécessaire de réduire les efforts physiques et ne pas pratique de sport à l’extérieur entre 10 h et 15 h, les heures les plus chaudes.

Les personnes vulnérables doivent donner des nouvelles à son entourage.

Il est utile de prendre une douche ou un bain frais aussi souvent que nécessaire ou se rafraîchir avec une serviette humide.

Les travailleurs qui doivent travailler à l’extérieur sont aussi invités à suivre les recommandations de la CNESST.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS a rassemblé une foule d’informations sur sa page web pour des conseils aux Estriens :

www.santeestrie.qc.ca/soins-services/conseils-sante/environnement-sains-securitaires/chaleur-extreme/