Les commissions scolaires de la région voient d’un bon œil la proposition du ministre de l’Éducation Sébastien Proulx de repousser les prochaines élections scolaires en 2020.

Report des élections scolaires en 2020 ?

Les commissions scolaires de la région voient d’un bon œil la proposition du ministre de l’Éducation Sébastien Proulx de repousser les prochaines élections scolaires en 2020. Le scrutin était initialement prévu pour novembre 2018, soit à peine un mois après la fin des élections provinciales.

« Il y a une discussion qui est en cours avec l’ensemble des partis politiques », a expliqué le ministre Proulx jeudi. « Étant donné la proximité avec le scrutin provincial, mais surtout avec l’intention de plusieurs parlementaires et des commissions scolaires de vouloir réfléchir à un mode de votation électronique qui pourrait favoriser la participation aux élections », le gouvernement évalue la possibilité de repousser le prochain scrutin scolaire à 2020, a-t-il poursuivi.

Tous les partis à l’Assemblée nationale auraient manifesté leur appui à la proposition, a confirmé le ministre, précisant que seul Québec solidaire n’avait pas transmis pour l’instant une réponse.

Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons, accueille cette proposition avec enthousiasme. « À la Fédération des commissions scolaires, les présidents, on a réfléchi à ça et on trouvait qu’avoir une élection scolaire tout de suite après une élection provinciale, ça n’avait pas beaucoup de sens. J’ai l’impression que globalement on accueille ça favorablement », mentionne-t-il.

L’année 2020 a été ciblée puisque des élections fédérales se tiendront en 2019, et que 2021 amènera ensuite de nouvelles élections municipales. « Ça ferait comme un cycle d’élections, avec un scrutin chaque année : municipal, provincial, fédéral puis scolaire, et on recommence. Je ne trouve pas ça bête, si on veut donner une chance à la démocratie de faire son œuvre », poursuit M. Gilbert.

Si le report a lieu, les élus en poste verront donc leur mandat prolongé, comme ç’a été le cas lorsque les élections scolaires de 2011 ont été reportées en 2014. Leur mandat durerait 6 ans plutôt que les 4 ans prévus.

Vote électronique

La possibilité d’instaurer un système de vote électronique en 2020 pèse également lourd dans la balance, alors qu’on espère qu’il permettra d’engendrer des économies, mais surtout d’augmenter le très faible taux de participation. Rappelons que celui-ci était de 4,86 % à l’échelle de la province lors des dernières élections. En Estrie, il était de 7,6 % en moyenne dans les trois commissions scolaires francophones, et de 15 % dans la commission scolaire anglophone Eastern Townships.

M. Gilbert est également favorable à cette idée : « Aujourd’hui, la vie est rapide. Les familles ont trois ou quatre enfants, le soir ils ont des devoirs à faire, la fin de semaine il y a des activités familiales, des tournois de hockey... Je crois que c’est un moyen qui pourrait faciliter la participation des familles qui ont des enfants à l’école, et qui sont une cible qu’on doit considérer pour qu’ils puissent choisir leurs porte-paroles à la commission scolaire. Ça peut également être un bon moyen d’aller chercher les personnes âgées. » Avec Le Soleil