Les avis sont partagés à l'école Mitchell-Montcalm concernant le déroulement de la rentrée scolaire en mode COVID.
Les avis sont partagés à l'école Mitchell-Montcalm concernant le déroulement de la rentrée scolaire en mode COVID.

Rentrée scolaire à Mitchell-Montcalm : « tout s’est bien passé », affirme un élève

Mireille Vachon
Mireille Vachon
La Tribune
En réaction à deux articles parus cette semaine dans La Tribune sur le non-respect des consignes sanitaires gouvernementales à l’école Mitchell-Montcalm et à la lettre de Vallery Gingras, Simon Dubé, élève de secondaire 4, a tenu à défendre l’autre côté de la médaille : « tout s’est très bien passé » et « ça aurait pu être bien pire », selon le jeune homme.

« Je trouve que la lettre de Vallery Gingras était très centrée sur le négatif de la rentrée, et sur comment tout cela aurait pu mieux se dérouler », indique le jeune homme dans un courriel envoyé à La Tribune, conscient que la perfection est impossible à atteindre.

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Un employé de Mitchell-Montcalm déplore le non-respect des consignes

Il indique que plusieurs procédures sont mises en place à son école pour assurer la sécurité de tous : bouteilles de désinfectant aux entrées, masques obligatoires, « classes familles », autocollants sur le sol pour faire respecter les deux mètres de distance et bien plus.

« Avoir tous les élèves à un ou deux mètres de distance dans l’école, c’est impossible. Il n’y aurait pas assez d’espace, et demander à des adolescents d’obéir à cette règle serait impossible. Le CSSRS [Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke] a fait le maximum de ce qui était en sa capacité et je le félicite », exprime-t-il.

Bien sûr, Simon a lui aussi remarqué des élèves se faire des câlins, s’échanger leur matériel ou marcher côte à côte, ce qui n’est « pas une surprise ».

Toutefois, il a aussi vu des élèves « coopératifs, motivés malgré toutes les restrictions qui leurs sont imposées, qui adoptent la routine de se désinfecter les mains chaque fois qu’ils entrent dans l’école, qui mettent leur masque durant chaque déplacement. Des professeurs qui portent le masque, parfois même la visière, qui remettent leur masque sur leur visage chaque fois qu’un élève s’approche pour leur poser une question. Des surveillants travaillant d’arrache-pied pour faire en sorte que les règles soient respectées. Je les ai souvent vus dire à des élèves de se distancer un peu plus, ce qu’ils faisaient sans chialer. À mon école, il y avait même des activités extérieures incitant les élèves à dîner dehors plutôt que rester en dedans », mentionne Simon Dubé, reconnaissant de tous les efforts réalisés autant chez le personnel que les élèves.

« Tant pis s’ils attrapent le virus », croit Simon, en faisant référence à ceux qui ne respectent pas les mesures et qui ne font pas attention. « Après tout, à 15-17 ans, on approche de la liberté et du choix de nos actions. »

« Vos règles et vos lois, on ne s’en fiche pas, on les respecte. Mais certaines personnes comme Vallery en veulent plus. Toujours plus. J’aimerais qu’elles portent un œil aux autres et à ce qui est accompli au lieu de ce qui n’est pas parfait parfait parfait », termine Simon Dubé.

Bilan en Estrie 

Le nombre de personnes confirmées positives à la COVID-19 a augmenté considérablement au cours de la dernière semaine en Estrie. Toutefois, seulement six nouveaux cas ont été détectés samedi, contrairement à vendredi, où la plus grande hausse de nouveaux cas (38) depuis la fin mars a été enregistrée.

Dans la région, le total s’élève désormais à 1341 personnes infectées, dont 1132 guéries. Aucun mort ne s’est ajouté depuis le bilan du 23 juin, et le nombre d’hospitalisations demeure bas (trois personnes hospitalisées, dont une aux soins intensifs).

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Les personnes infectées par la COVID-19 dans un des deux quartiers actuellement sous surveillance en Estrie, le secteur des Jardins-Fleuris, « semblent avoir des liens d’amitié avec des personnes provenant d’Ascot, l’autre quartier que nous avons sous surveillance », a indiqué le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l’Estrie en entrevue avec La Tribune.