Un projet-pilote a été mis en place auprès de sept écoles primaires du territoire en collaboration avec le ministère des Transports du Québec. La Ville a notamment tracé des lignes en zigzag et installé des radars pédagogiques pour indiquer la vitesse des automobilistes.

Rentrée scolaire : «Ralentissez», avertit le SPS

Le Service de police de Sherbrooke appliquera la tolérance zéro aux abords des écoles en cette rentrée scolaire 2019.

« Il n’y aura pas de cachettes. Nos policiers seront présents en grand nombre et donneront des constats d’infraction », assure le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Les patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke seront déployés près des écoles du territoire non seulement le jour de la rentrée scolaire, mais au cours des prochaines semaines, tant le matin, le midi qu’à la fin de la journée.

« On demande aux automobilistes d’adapter leur conduite. Ralentissez. Ouvrez les yeux aux abords des écoles. Il va y avoir des parents, des autobus scolaires, mais surtout des enfants. Il faut être très prudent », signale le porte-parole du Service de police de Sherbrooke.

Le SPS agira aussi en prévention avec la présence des policiers de la division de sécurité des milieux.

« Ils vont donner des conseils aux enfants sur la façon de bien traverser les rues et comment se comporter », mentionne Martin Carrier du SPS.

Danielle Berthold, Steve Lussier et Martin Carrier

Amendes doublées

Ce dernier prévient qu’une modification au Code de la sécurité routière fait en sorte que le montant des amendes en zone scolaire sera doublé.

« Par exemple, un automobiliste capté à 70 km/h dans une zone scolaire de 30 km/h, malgré tous les affichages, le constat d’infraction s’élèvera à 536 $ et douze points seront ajoutés au dossier de conduite », illustre Martin Carrier du SPS.

Le porte-parole du SPS signale que les patrouilleurs surveilleront la vitesse, mais aussi les stationnements dans les zones scolaires.

« Nous demandons aux parents et aux grands-parents de surveiller la signalisation. Ce n’est pas tellement des montants élevés, mais l’objectif est de rendre la visibilité parfaite pour les enfants », mentionne le porte-parole du SPS.

Projet-pilote

Un projet-pilote a été mis en place auprès de sept écoles primaires du territoire en collaboration avec le ministère des Transports du Québec.

« Lorsque les automobilistes entreront en zone scolaire, ils en seront conscients avec la présence de lignes en zigzag et de la présence de radars pédagogiques pour indiquer la vitesse des automobilistes. Nous évaluerons l’impact de ce projet », souligne la présidente du comité de sécurité publique de la Ville de Sherbrooke, la conseillère municipale Danielle Berthold.

C’est à des fins de comparaison dans le cadre du projet-pilote que les lignes en zigzag apparaissent dans une seule direction à certains endroits.

Les écoles Sylvestre, Jean XXIII, Boisjoli, des Quatre-Vents, de la Maisonnée, du Boisé-Fabi et Desranleau sont visées par ce projet pilote, qui a nécessité des investissements de 150 000 $. Quelque 28 pour cent des contraventions pour excès de vitesse en zone scolaire ont été donnés dans le secteur de l’école Desranleau l’année dernière.

« Le montant investi est bien peu pour la sécurité des enfants. Nous espérons que ces projets pilotes vont inciter les automobilistes à ralentir et à être conscients qu’ils entrent dans une zone de 30 km/h. C’est une question de sécurité », rappelle Danielle Berthold.

Le maire de Sherbrooke Steve Lussier invite aussi les automobilistes à la prudence.

« Nos policiers seront présents non seulement lors de la rentrée scolaire, mais aussi tout au long de l’année. Merci aux brigadiers et brigadières de prendre soin de nos enfants été comme hiver », signale le maire de Sherbrooke.

Radars photos

La Ville de Sherbrooke a démontré son intérêt pour que des radars photo soient installés sur son territoire.

« Nous sommes en attente d’un appel d’offres de la part du ministère de la Sécurité publique du Québec. L’Estrie devrait être visée. Nous allons attendre ce qui se passe. Mais ce serait une très bonne idée. Il y a certains endroits où ce serait très bénéfique », mentionne Danielle Berthold.