Déambulant et improvisant des airs inspirés des débuts du Jazz et de La Nouvelle-Orléans, le nouvel ensemble Dixie Sherby vivait sa première prestation en public, samedi au Rendez-vous d’Howard. Les membres du groupe : Marc-Olivier Robidas (trompette), Louis-Jordan Ruel (saxophone soprano), Gabriel Breton (guitare), Zachary Lavigne (tuba), Dominic Dion (percussions) et Antoine Martin (trombone).

Rendez-vous d'Howard : un bond de 90 ans

Sherbrooke a fait un bond de près de 90 ans en arrière, ce week-end, à l’occasion du traditionnel Rendez-vous d’Howard. Juste à temps pour vivre les débuts du jazz, et de la formation Dixie Sherby.

Les six musiciens de l’ensemble vivaient leur toute première prestation en public, samedi après-midi. Les membres d’origine sherbrookoise unissent leurs talents à temps perdu depuis un an, inspirés par l’énergie du Dixieland, une musique de La Nouvelle-Orléans « qui met de la joie dans le cœur des gens », comme le partage Marc-Olivier Robidas, à la trompette et au chant.

« C’est difficile de rester immobile, c’est très communicatif comme musique », lance le membre du groupe. La formation attirait l’attention des passants au parc du Domaine-Howard, alors qu’elle se déplaçait et improvisait par moments.

Personnages d’époque, initiation à la culture abénaquise, rencontre avec des artistes locaux, thé à l’anglaise : le nombre d’attraits au Rendez-vous d’Howard est proportionnel à la dimension du domaine.

Au départ, l’événement avait été créé pour inviter les citoyens à s’y promener : ses allures de domaine privé semblaient les en empêcher. Les temps ont changé, a-t-on pu constater en ce samedi bondé.

C’est également une façon de revivre l’époque où Charles Benjamin Howard, riche industriel qui a également été député fédéral, sénateur et maire de Sherbrooke, ouvrait les portes de son domaine aux citoyens, quelques jours par année.

« C’est comme si tu te promenais dans le temps », lance Julie DiTomasso, venue en famille pour le conte Réguines et fantômes : enquête sur le Chemin des Cantons.

« C’est la première fois que je viens. Je ne pensais pas qu’il y avait autant d’activités, je vais devoir revenir demain ! » lance-t-elle à la plus grande joie de sa fille Éloïse, qui a déjà dans sa mire les tours de poneys et de calèche.

« La nourriture est vraiment très abordable », fait aussi remarquer Mme DiTomasso. Jasmine Rondeau