Le faible achalandage dans les autobus de la Société de transport de Sherbrooke force l’organisation à évaluer des scénarios pour la réduction de ses services.
Le faible achalandage dans les autobus de la Société de transport de Sherbrooke force l’organisation à évaluer des scénarios pour la réduction de ses services.

Remboursements et scénarios de réduction de services à la STS

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Les clients du transport en commun qui s’étaient procuré un laissez-passer pour le mois d’avril pourront se faire rembourser par la Société de transport de Sherbrooke (STS). Par ailleurs, situation pandémique oblige, la STS évaluera mercredi la possibilité de réduire à nouveau ses horaires en raison du faible achalandage dans ses autobus.

Le président de la STS, Marc Denault, a confirmé lundi soir que les détenteurs d’un laissez-passer pour le mois d’avril pourront obtenir un crédit ou un remboursement en téléphonant au service à la clientèle. Il estime toutefois que seulement une centaine de laissez-passer avaient trouvé preneur jusqu’à maintenant. Il ajoute que les revenus mensuels générés par la présence des passages s’élèvent normalement à 700 000 $ environ, soit près de 10 M$ par année. « Nous nous retrouvons donc dans une situation financière précaire. »

Une séance du conseil d’administration de la STS mercredi soir permettra d’étudier différents scénarios pour amoindrir les pertes, dont une réduction de services, alors que le transport en commun est considéré comme un service essentiel. « Il nous faut à la fois gérer la crise et préparer l’après-crise. Le transport en commun devra jouer un rôle dans la relance. Certains décideront peut-être de laisser tomber la deuxième voiture et il faudra permettre aux gens de se rendre à leur travail. Le défi sera de faire renaître la STS au même point qu’elle était en 2019. »

Parmi les réductions des services envisagées, notons que certains circuits pourraient être abandonnés pour concentrer le service sur ceux qui sont achalandés. Les contrats offerts au privé pourraient aussi être exécutés par des chauffeurs de la STS qui verraient leur tâche amputée. « Notre desserte est située à 74 % à l’extérieur des zones densifiées et ces zones nous amènent seulement 4 % de notre achalandage. »

« Nos scénarios doivent être flexibles et accessibles aux usagers. On ne peut pas réimprimer des horaires, refaire notre site web ou même modifier des circuits », rappelle M. Denault.

Une chose est certaine, la STS compte un plancher d’emplois à 140 travailleurs et la mise à pied d’employés permanents doit être réalisée avec un avis de 60 jours. L’organisation doit aussi s’assurer d’être en mesure de remplacer des chauffeurs qui pourraient être malades de manière à continuer d’assurer un service essentiel.