À la séance du conseil municipal, il a cité en exemple la rue Murray entre les rues Woodward et King est où sont situés l’Hôtel-Dieu, le centre de prélèvement, le centre communautaire pour aînés Sercovie et une résidence pour personnes âgées.
À la séance du conseil municipal, il a cité en exemple la rue Murray entre les rues Woodward et King est où sont situés l’Hôtel-Dieu, le centre de prélèvement, le centre communautaire pour aînés Sercovie et une résidence pour personnes âgées.

Réflexion sur la réduction de la vitesse à Sherbrooke: le conseiller Demers demande de ne pas oublier les aînés

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Le conseiller municipal de la Ville de Sherbrooke, Rémi Demers, estime qu’il ne faut pas oublier les aînés dans la réflexion en matière de réduction de la vitesse dans les rues.

Les élus sherbrookois commentaient à la dernière séance du conseil municipal, lundi, le plan d’action en trois volets sur la sécurité routière de la Ville de Sherbrooke où les élus seront appelés à se prononcer vraisemblablement en 2021.

Tout en soulignant le bien-fondé du plan d’action, il estime que le deuxième volet sur les clientèles vulnérables doit tenir compte des aînés. 

Ce deuxième volet concerne entre autres la diminution à 30 km/h de la vitesse devant les parcs et les CPE pour encourager le transport actif et le rendre plus sécuritaire. 

« Je suis en faveur de la réduction de la vitesse devant le CPE et les parcs, mais il ne faut pas oublier les endroits où circulent les aînés. Ils constituent aussi une clientèle vulnérable », rappelle Rémi Demers en entrevue à La Tribune.

Ce dernier a récemment tenté l’expérience de traverser une rue au signal pour piétons avec sa mère de 90 ans.

« Je peux vous dire que le temps alloué pour traverser passe très vite. Il faut s’adapter à la réalité des aînés où les réflexes et les capacités physiques diminuent. Ce n’est pas juste une question de réduction de la vitesse, mais aussi d’aménagements », estime le conseiller municipal du district de l’Hôtel-Dieu.

À la séance du conseil municipal, il a cité en exemple la rue Murray entre les rues Woodward et King est où sont situés l’Hôtel-Dieu, le centre de prélèvement, le centre communautaire pour aînés Sercovie et une résidence pour personnes âgées. 

« Sherbrooke est une ville amie des aînés. Quand on parle de clientèle vulnérable, on parle aussi d’aînés qui fréquentent des résidences pour personnes âgées et des centres communautaires. On devrait considérer également cette clientèle. Nous devrions développer ce réflexe de penser à la clientèle aînée dans notre réflexion. Les aînés circulent beaucoup à pied, alors il faut penser à eux dans notre réflexion », avance M. Demers qui travaille auprès des aînés depuis plus de 30 ans à l’organisme Sercovie.

S’il cite la rue Murray, Rémi Demers estime que la réflexion peut aussi bien se faire dans plusieurs sinon tous les quartiers de Sherbrooke.

« La population est vieillissante, alors il faut y voir partout en ville. Pourquoi ne pas considérer les résidences pour personnes âgées au même titre que les écoles primaires? Je lance la réflexion », indique Rémi Demers.

Lors de la séance du conseil municipal, la présidente du comité de sécurité publique, Danielle Berthold, a noté la proposition du conseiller Demers.

Le plan d’action en trois volets a été lancé à la fin septembre dans l’objectif que les élus se prononcent en 2021.

Le premier volet concerne le projet-pilote mené devant sept écoles primaires, alors que des radars éducatifs ont été installés et où des lignes brisées ont été peintes au sol. Le deuxième volet concerne les clientèles vulnérables, alors que le troisième volet évaluera la pertinence de réduire la limite de vitesse dans les rues locales. 

« C’est un plan d’action qui peut paraître long pour certaines personnes, mais qui se doit d’être fait pour être certain de travailler avec des faits et non des impressions ou une volonté personnelle de vouloir atteindre cet objectif. Nous sommes peut-être dans une période charnière où ça doit être revu. Mais nous devons le faire une fois pour toutes afin de pouvoir nous orienter et pouvoir prendre les bonnes décisions », a indiqué Mme Berthold lors de la dernière séance du conseil municipal.