Le lancement de la 23e campagne L’Estrie met ses culottes a été effectué mercredi en présence de la présidente d’honneur Denyse Rémillard, vice-rectrice à l’Université de Sherbrooke, du président du conseil Michel Beaudry, du directeur général Benoît Fontaine et de l’opérateur de presse Benjamin Zielinski.

Récupex s’approche du zéro rejet

Grâce à la recherche et au développement, Récupex est en voie d’atteindre son objectif environnemental ultime : celui de ne rejeter aucune pièce de vêtements, tissus et chaussures qui lui sont remis, notamment dans le cadre de sa campagne annuelle « L’Estrie met ses culottes ».

C’est ce qu’a déclaré mercredi le président du conseil d’administration de Récupex, Michel Beaudry, au moment de lancer officiellement la 23e campagne de l’organisme, qui culminera le samedi 11 mai par le traditionnel blitz dans la cour de l’école Mitchell-Montcalm.

Lors de cette journée, les citoyens qui se rendront sur place, entre 8 h 30 et 15 h 30, pour y déposer des vêtements usagés, se verront remettre un arbuste pour leur geste environnemental.

Les vêtements usagés récupérés par Récupex sont réparés, modifiés et remis en vente, notamment à la boutique t.a. f. i. de la rue Wellington Nord.

« Il y a 23 ans, lorsque l’opération L’Estrie met ses culottes a été lancée, on a récupéré quelques milliers de livres de vêtements. Aujourd’hui, c’est plus de 4 millions de livres qu’on récupère chaque année », a indiqué M. Beaudry en soulignant l’apport de Récupex dans l’économie circulaire.

« Il y a une certaine époque, on avait un taux de rejet de 16 à 20 %. Aujourd’hui, le taux de rejet est de 4 %. Et ça, c’est grâce, entre autres, à l’Université de Sherbrooke, où la recherche et l’innovation nous ont permis de trouver de nouveaux débouchés », a-t-il rappelé.

« Notre objectif, c’est d’atteindre le 0 % de rejet, mais plus on se rapproche du zéro, plus c’est difficile », a-t-il ajouté.


«  Notre objectif, c’est d’atteindre le 0 % de rejet, mais plus on se rapproche du zéro, plus c’est difficile.  »
Michel Beaudry

Cette collaboration avec l’Université de Sherbrooke se poursuit cette année, alors que la présidence d’honneur de la campagne 2019 de L’Estrie met ses culottes a été confiée à la vice-rectrice à l’administration et au développement durable, Denyse Rémillard.

Celle-ci a indiqué que cette collaboration avec Récupex s’inscrit dans la volonté de l’UdeS de tisser des liens avec des organisations impliquées dans le milieu sherbrookois.

« Il faut optimiser ces collaborations parce qu’elles peuvent souvent donner lieu à des innovations concrètes créatrices de valeur pour notre société et notre région : que ce soit par l’évolution des bonnes pratiques, le soutien à des idées porteuses ou, dans le cas présent, de nouveaux débouchés pour les résidus plus difficiles à valoriser », a mentionné Mme Rémillard.

Outre son volet récupération et valorisation, Récupex est aussi une entreprise d’insertion, qui a permis à des dizaines de citoyens de réintégrer le marché du travail, a noté son directeur général Benoît Fontaine.

L’un d’eux, Benjamin Zielinski, a témoigné du fait qu’il a pu obtenir un emploi d’opérateur de presses chez Récupex après un passage difficile sur le plan personnel.

« Ce qui est bien avec mon emploi, c’est que je ne suis pas traité comme un employé d’usine, a-t-il raconté. L’encadrement qu’on reçoit nous permet de nous sentir valorisés et de bien s’intégrer au marché du travail », a-t-il ajouté.

Outre le blitz du 11 mai dans la cour du pavillon Montcalm de Mitchell-Montcalm, situé au 2050, boulevard de Portland, une collecte spéciale de vêtements est en cours sur le campus de l’Université de Sherbrooke, via un bac de récupération installé devant le Centre culturel jusqu’au 10 mai.