Le porte-parole du comité Opération Vert-Verre de Racine, Jean-Claude Thibault, invite les citroyens à faire pression sur les élus afin que la consigne du verre devienne une réalité.

Récupération du verre : « Écrivez à vos élus! »

« Si vous voulez que la consigne du verre s’installe chez vous pour de bon, écrivez à vos élus! Dites-leur que vous en avez assez de voir que 90 % du verre que vous récupérez s’en va à l’enfouissement... »

Le porte-parole de l’Opération Verre-Vert de Racine, Jean-Claude Thibault, n’en démord pas : le tri à la source du verre, que ce soit par consigne ou par dépôt volontaire, doit être instauré dans toutes les municipalités du Québec. Et pour y parvenir, l’action citoyenne est l’une des clés de la réussite », a répété le militant écologiste, mardi, alors qu’il participait à la Journée environnement organisée par l’AREQ-Estrie et les AmiEs de la terre.

Plus de 130 personnes ont pris part aux conférences et aux débats qui se sont déroulés au Centre Richard-Gingras.

Qu’il s’agisse du verre ou de tout autre résidu, une gestion efficace des matières résiduelles doit d’abord s’implanter localement, a indiqué M. Thibault. Et à ce chapitre, les villes-centres devraient donner l’exemple.

« Il est clair que si ici, en Estrie, la Ville de Sherbrooke prend le taureau par les cornes et décide de se lancer, cela va avoir un impact sur toutes les autres municipalités de la région. Elles n’auront pas le choix d’embarquer... »

Au sujet du verre, M. Thibault en a profité pour dénoncer à nouveau le refus de Recyc-Québec de financer le projet-pilote de la MRC du Val-Saint-François, alors que le plan Verre l’innovation d’Éco-entreprises Québec n’a toujours pas livré ses promesses, a-t-il soutenu.

Commission parlementaire

À ce sujet, M. Thibault dit avoir été informé que la commission parlementaire qui doit faire la lumière sur le plan Verre l’innovation se tiendra au mois d’août. Un rapport est attendu à l’automne, a-t-il dit.

L’Opération Verre-Vert tire d’ailleurs à boulets rouges sur l’OBNL et sur son projet pilote qui a coûté 12,2 M$ « et qui n’a pas vraiment rendu la promesse d’ÉEQ de produire du verre de grande qualité, répondant aux attentes des conditionneurs et des recycleurs ».

Pour ce qui est de la consigne dans les succursales de la SAQ, que l’Opération Verre-vert réclame de tous ses vœux depuis déjà quelques années, M. Thibault dit avoir obtenu l’assurance que le dossier stagne au niveau politique.

« J’ai rencontré un dirigeant de la SAQ qui m’a dit que, si le gouvernement demandait à la SAQ d’instaurer la consigne, cela serait faisable. Sauf que, ce qu’il faut savoir, c’est que la SAQ, tout comme Loto-Québec et Hydro-Québec, verse 1,2 milliard $ en redevances au gouvernement du Québec. Mettre en place la consigne, ça signifie des coûts et donc, des recettes en moins pour l’État québécois », a résumé M. Thibault. Or, selon M. Thibault, une telle opération pourrait se faire à coût nul, voire à profit, si Québec acceptait d’impliquer les groupes communautaires.

Outre la gestion des matières résiduelles, les enjeux liés au zéro déchet et à la mobilité durable ont aussi été abordés par d’autres conférenciers, à l’invitation de l’AREQ.

Fondée en 1961, l’Association des retraitées et retraités de l’éducation et des autres services publics du Québec (AREQ-CSQ) compte plus de 58 000 membres, dont plus de 3100 membres en Estrie.