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La popularité du mont Ham a littéralement explosé au cours de la dernière saison. Quelque 57 000 personnes, soit 15 000 de plus que l’an passé, s’y sont rendues. Ce record a été enregistré en dépit de la fermeture liée au confinement le printemps dernier.
La popularité du mont Ham a littéralement explosé au cours de la dernière saison. Quelque 57 000 personnes, soit 15 000 de plus que l’an passé, s’y sont rendues. Ce record a été enregistré en dépit de la fermeture liée au confinement le printemps dernier.

Record d’achalandage au parc national du Mont-Ham

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
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Le parc régional du Mont-Ham s’attendait à une année record. Les chiffres le confirment : 57 000 personnes ont jusqu’ici foulé le parc en 2020, soit 15 000 de plus que l’année dernière. Les Sentiers de l’Estrie connaissent aussi une hausse importante de leurs membres et de la vente de laissez-passer journaliers.

« C’est assez exceptionnel, lance le coordonnateur du parc, Frédéric Therrien, en citant les dernières données disponibles, soit celles au 10 novembre.

Ce record est enregistré alors que le parc a été fermé environ deux mois pendant le confinement. Il inclut autant les randonneurs que ceux qui ont séjourné dans le parc. La saison a aussi été exceptionnelle pour le désormais célèbre camping au sommet, ce dernier affichant complet jusqu’à la fin de la saison. L’équipe a cependant dû annuler les deux derniers week-ends en raison de la COVID et des règles sanitaires à la fin octobre. 

Généralement, environ 30 % de la clientèle provient de la région de Victoriaville, 20 % de Sherbrooke et 12 % de Montréal, la proportion restante provenant de secteurs comme Drummondville et Trois-Rivières. On peut sans doute parier que le nombre de visiteurs montréalais sera en augmentation. « Chaque année, ça augmente un peu. Le bouche-à-oreille se fait là-bas », note-t-il. L’intérêt pour cette montagne de la MRC des Sources est palpable dans les multiples groupes de randonnée sur les réseaux sociaux, notamment auprès des randonneurs de la région montréalaise. 

Frédéric Therrien, coordonnateur du parc régional du Mont-Ham

Fort occupée, l’organisation ne s’est pas penchée sur les statistiques de provenance. 

Frédéric Therrien raconte que l’organisation ne voulait plus faire de la publicité compte tenu de la popularité de la montagne. « On était surpris chaque jour. » Même novembre, mois moins propice à la randonnée, a entraîné un bon lot de visiteurs. « On ne sait pas trop à quoi s’attendre l’an prochain », dit-il en rappelant l’essor exceptionnel du plein air au Québec. Il estime que les choses se sont bien passées en dépit de l’achalandage monstre.

À l’instar d’autres organisations, le parc mise désormais sur l’achat d’accès en ligne. Auparavant, environ 80 % de la clientèle achetait son billet d’accès sur place, et 20 % en ligne. 

« On accepte les personnes qui arrivent, comme si quelqu’un a fait une heure et demie de route. Il y en a toujours qui arrivent à la dernière minute. On leur vend l’accès quand même », note Frédéric Therrien, en rappelant que l’accès en ligne est fortement recommandé. Des gens ont cependant dû être refusés cet automne. « C’est arrivé à trois reprises pendant les couleurs qu’on a refusé beaucoup de monde. On s’est fixé un maximum pour respecter la distanciation. »  

Selon la directrice des Sentiers de l’Estrie, Nadia Fredette, l’organisme a vendu trois fois plus de permis journaliers pour accéder au réseau. Une patrouille a notamment sensibilisé les randonneurs et contrôlé les accès des sites les plus populaires, comme le mont Chapman à Stoke ou le mont Écho dans le secteur de Sutton. 

L’organisme veut d’ailleurs réaliser un poste de base à l’entrée de ce sentier, où il a aussi décidé de mettre une toilette sèche. De la sensibilisation doit tout de même être faite auprès des gens qui cherchent un petit coin dans la nature. « Malgré la hausse de fréquentation, on ne peut pas dire que c’était très sale. On n’a pas été témoin de ça. En général, c’est demeuré propre », estime-t-elle.

Le camping au sommet a affiché complet jusqu’à la fin de la saison au mont Ham.