Élève de deuxième secondaire du Salésien, Charles-Éric Grondin s'est distingué dans un concours de poésie organisé par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés.

Récompensé pour son premier poème

Sortant sa plume afin d'écrire un poème pour la première fois, Charles-Éric Grondin, un élève de deuxième secondaire du Salésien, s'est distingué dans un concours de poésie sur les réfugiés et les droits de la personne organisé par le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), la Commission canadienne pour l'UNESCO et COSTI Immigrant Services.
« Je m'ennuie du confort du ventre de ma mère
Maintenant, il faut que j'affronte la guerre
Notre pays est en train de s'autodétruire
Il est préférable de partir », écrit-il dans son poème Naître en guerre.
« Il fallait faire un poème dans le cours de français. On choisissait le sujet de notre choix... J'ai beaucoup suivi ces histoires-là de réfugiés, ça m'a beaucoup touché de voir les injustices », dit-il en citant notamment la réticence de certains pays à accueillir les réfugiés.
Après avoir rédigé le poème en classe, l'adolescent de 14 ans a décidé de participer au concours. Il raconte avoir été heurté par certains commentaires désobligeants qu'il a entendus envers les réfugiés, notamment pour des raisons de sécurité.
« Je trouve qu'on est vraiment gâté », souligne-t-il.
Sur le site du concours, on peut lire que « des élèves de la 4e à la 12e année des écoles à travers le Canada » ont soumis des poèmes. On retrouve trois catégories, de la quatrième à la douzième année. Charles-Éric Grondin a obtenu le deuxième prix dans la catégorie regroupant les septième et huitième années.
« C'était mon premier vrai poème », dit-il en expliquant que son enseignante de français, Cynthia Veilleux, leur a appris comment bâtir un tel écrit.
Le bureau du HCR à Montréal remettra les prix à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés. Celle-ci est habituellement célébrée le 20 juin, mais la remise de prix se tiendra le samedi 18 juin.