L’équipe du professeur Dominique Gravel, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie intégrative, reçoit une subvention de 1,6 M$ du fédéral.

Recherches universitaires : 3,2 M $ pour développer des leaders en sciences

Le gouvernement du Canada accorde des fonds de plus de 29 millions $ à 18 équipes de chercheurs au pays. Deux projets de l’Université de Sherbrooke pourront en bénéficier.

Ces chercheurs canadiens s’associent à des pairs étrangers et à des entreprises pour former la prochaine génération de leaders en sciences et en génie.

Deux des dix-huit équipes en question sont dirigées par Dominique Gravel et Yves Bérubé-Lauzière de l’Université de Sherbrooke.

M. Gravel et son équipe s’emploieront à développer l’expertise technique et la puissance informatique nécessaires pour gérer l’énorme quantité d’information qui servira à anticiper les conséquences futures de l’activité humaine sur la biodiversité.

Quant à M. Bérubé-Lauzière et son équipe, ils mèneront des recherches sur les moyens de faire le pont entre la science quantique et les technologies quantiques.

Les deux projets de recherche reçoivent chacun 1,6 million $.

18 équipes au Canada

C’est en présence de Kirsty Duncan, ministre des Sciences et ministre des Sports et des Personnes handicapées, qu’on a fait l’annonce à Sherbrooke des subventions accordées via le Programme de formation orientée vers la nouveauté, la collaboration et l’expérience en recherche (FONCER) à 18 équipes de chercheurs canadiens des quatre coins du pays qui travaillent à faire des découvertes et à développer l’innovation dans des domaines tels que la protection de l’environnement, l’énergie verte et la fabrication de pointe.

Invité à expliquer son projet de recherche, M. Gravel a mentionné qu’il n’est pas facile pour les biologistes de savoir avec exactitude le nombre d’espèces vivantes qu’on retrouve au pays. Mais grâce à la collecte de données informatiques on pourra en apprendre plus et prendre les décisions qui s’imposent pour la préservation de la biodiversité.

Les nouvelles technologies permettent de croiser des informations provenant de divers intervenants sur le terrain.

Dominique Gravel a ajouté que ce programme vaut son pesant d’or, car il permet aussi de former des étudiants dans des domaines d’avenir.  

Les 18 équipes canadiennes comportent un grand nombre de collaborateurs de plusieurs pays, dont l’Allemagne, la France, l’Australie, les États-Unis, la Suisse et le Brésil.  

« Lorsque de jeunes Canadiens choisissent les sciences, des programmes tels que FONCER leur permettent de réaliser leurs ambitions et d’acquérir l’expérience pratique dont ils ont besoin pour démarrer leur carrière », a souligné Mme Duncan.

« Grâce aux relations qu’ils auront établies avec des gens de divers domaines dans le monde entier dans le cadre de ce programme, ces jeunes chercheurs de talent contribueront à la réputation du Canada comme chef de file de la recherche et de l’innovation. »

En plus de renforcer les partenariats entre des équipes de recherche du Canada et de l’étranger, le Programme FONCER, qui est administré par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG), offre aux étudiants la possibilité de recevoir une formation pratique qui les prépare aux emplois de demain ainsi que d’établir des liens avec des gens qui travaillent dans les secteurs public et privé et dans des organismes communautaires.  

Les scientifiques et les ingénieurs du Canada de la prochaine génération peuvent compter sur leurs mentors du milieu de la recherche et en entreprise pour les aider à acquérir les connaissances, l’expérience et les compétences dont ils ont besoin pour obtenir les emplois de l’avenir.

Ces jeunes chercheurs prometteurs ont aussi l’occasion d’apprendre de leurs homologues du monde entier, qui présentent de nouvelles perspectives et sont attirés par la forte communauté scientifique du Canada. Cette combinaison extraordinaire de recherche, de partenariats avec des entreprises et d’expertise étrangère crée les conditions parfaites pour de nouveaux investissements en science.  

« Les nouvelles contributions de l’Université de Sherbrooke dans deux domaines permettent de répondre aux besoins de la société. D’une part, elle appuie le développement des compétences informatiques de pointe et de l’expertise en analyse de données des prochaines générations d’écologistes à l’ère de Big data », a commenté Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke.  

« D’autre part, elle favorise la formation des futurs scientifiques, ingénieurs et entrepreneurs dans le domaine des technologies quantiques. Grâce à des regroupements multidisciplinaires d’excellence, à des thèmes fédérateurs de recherche et à son approche partenariale, l’UdeS prépare les professionnels hautement qualifiés qui pourront relever les nombreux défis d’un monde de plus en plus complexe. »