Pour Martin Lemmens, dans la lutte aux changements climatiques, « chaque petit geste fait une différence ».
Pour Martin Lemmens, dans la lutte aux changements climatiques, « chaque petit geste fait une différence ».

Réchauffement climatique : l’importance du pouvoir citoyen

La population détient un grand pouvoir de faire bouger les choses en matière de changements climatiques, affirme le chercheur Martin Lemmens. Que ce soit en modifiant ses habitudes de vie ou en mettant de la pression sur les dirigeants, chaque geste citoyen fait une différence. 

« Ça fait 40 ans que les scientifiques avertissent les gouvernements, qu’ils les sensibilisent aux enjeux climatiques, mais ceux-ci n’ont toujours rien fait, et les émissions de gaz à effet de serre (GES) continuent d’augmenter année après année », explique M. Lemmens, rédacteur en chef du Guide pratique : j’apprends, je réfléchis, j’agis portant sur les changements climatiques. 

Pour lui, ce n’est que la pression citoyenne qui va amener les gouvernements à respecter les défis qu’ils se sont eux-mêmes donnés.

Pour 2020, le gouvernement du Québec s’était donné le défi de réduire ses émissions de GES de 20 % par rapport à 1990, mais celui-ci a échoué, tout comme le gouvernement fédéral, qui souhaitait réduire de 17 % ses émissions de GES par rapport aux niveaux de 2005. 

« On ne pense pas qu’ils atteindront les défis pour 2030 non plus, car dès qu’ils font un pas en avant, ils font un pas en arrière par la suite », regrette M. Lemmens. 

« Il faut se serrer les coudes, travailler ensemble, surtout avec les jeunes, car ils sont les plus motivés. Il faut agir pour les futures générations, car ce sont elles qui auront à vivre avec les bouleversements du climat », poursuit-il. 

D’ailleurs, dès l’automne, plusieurs animateurs des quatre coins du Québec se promèneront dans les écoles secondaires, les cégeps et les universités pour faire des présentations aux jeunes et ainsi les sensibiliser aux enjeux environnementaux. Des rencontres Zoom seront également offertes en petits groupes pour favoriser l’échange entre les participants. 

À tous ceux qui se demandent s’il est possible de changer les choses, Martin Lemmens répond que « oui, on peut faire quelque chose en tant qu’individu, famille, citoyen. Chaque petit geste fait une différence. »

« Pour moi, ce n’est pas important où une personne est aujourd’hui, mais bien où elle sera dans cinq ans », indique Martin Lemmens, précisant qu’il n’est jamais trop tard pour se défaire d’une mauvaise habitude et adhérer à de nouvelles habitudes de vie.