Des rassemblements d’élèves « sans masque et ne se souciant pas de la règle de distanciation sociale » sont aperçus chaque jour près des restaurants sur l’heure du dîner. 
Des rassemblements d’élèves « sans masque et ne se souciant pas de la règle de distanciation sociale » sont aperçus chaque jour près des restaurants sur l’heure du dîner. 

Rassemblements d’élèves : « éducation et sensibilisation » sont les mots d’ordre

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
L’heure du dîner semble problématique autour des écoles selon des citoyens qui observent des rassemblements de jeunes, notamment près des restaurants. Bien qu’ils comprennent les craintes, le CSS des Sommets et le Service de police de Sherbrooke (SPS) souhaitent miser sur l’éducation et la sensibilisation avant d’intervenir plus sévèrement.

Une trentaine d’élèves sont aperçus chaque jour dans le stationnement du Tim Hortons de Magog, près de l’École secondaire de la Ruche, « sans masque et ne se souciant pas de la règle de distanciation sociale », a fait savoir un témoin inquiet.

Devant cet enjeu, le Centre de services scolaire des Sommets (CSSS) affirme vouloir miser sur une « éducation collective » en collaboration avec les parents, les propriétaires de commerces et les citoyens des différents secteurs ciblés. « On ne peut avoir le contrôle sur les élèves que lorsqu’ils sont sur les terrains de l’école. [...] Ça devient en quelque sorte la responsabilité de tous d’intervenir », indique Édith Pelletier, directrice générale du CSSS. 

« En permettant aux jeunes de circuler dans la ville sur l’heure du dîner ou le soir, les parents reprennent la responsabilité de leurs enfants. Ainsi, c’est difficile pour nous d’intervenir, de donner des sanctions ou encore de réprimander les jeunes. D’autant plus que nous ne sommes pas sur place, dans les restaurants et dans les parcs, pour analyser l’état de la situation. »

Sur les terrains des établissements scolaires, Mme Pelletier assure que tout se déroule de façons sécuritaires pour le moment. « Un jeune qui refuse de porter le masque est automatiquement renvoyé à la maison et des surveillants circulent afin de demander aux jeunes de respecter les règles de distanciation », explique-t-elle, ajoutant qu’un défi s’impose pour les jeunes amoureux.

« C’est une rentrée particulièrement unique. Tous les jours, on s’ajuste et on s’adapte. Selon les consignes qu’on reçoit de la Santé publique, on apporte les correctifs, puis on essaie de mettre en place tous les éléments dans le but d’assurer la sécurité des élèves et du personnel », rassure Mme Pelletier.

Pour sa part, le SPS indique qu’aucune contravention n’a été donnée à des jeunes autour des écoles secondaires jusqu’à maintenant en lien avec les mesures sanitaires à respecter. 

« Pour le moment, on ne s’implique pas particulièrement dans cette problématique à moins d’appels précis provenant des commerces ou des citoyens. Toutefois, des constats d’infractions peuvent effectivement être émis en vertu des décrets gouvernementaux », explique Martin Carrier, porte-parole du SPS.

« De notre côté, l’objectif principal c’est de faire de l’éducation et de la sensibilisation », conclut-il.