C’est un bel exemple d’entraide et de solidarité entre restaurateurs : les associés du restaurant Kobo Ramen, William Marier (à gauche) et Jean-Philippe Labrie (à droite), ont conclu un heureux partenariat avec Alexandre Côté (au centre), propriétaire du Pizzicato. Ce dernier confectionne les nouilles ramen du restaurant japonais qui, depuis son ouverture il y a quelques semaines à peine, attire une clientèle grandissante. « L’affluence est telle qu’on n’était plus en mesure de fabriquer suffisamment de nouilles pour répondre à la demande », disent les propriétaires de la nouvelle adresse où la soupe-repas est reine. Les pâtes préparées et laminées au Pizzicato sont ensuite façonnées chez Kobo Ramen.
C’est un bel exemple d’entraide et de solidarité entre restaurateurs : les associés du restaurant Kobo Ramen, William Marier (à gauche) et Jean-Philippe Labrie (à droite), ont conclu un heureux partenariat avec Alexandre Côté (au centre), propriétaire du Pizzicato. Ce dernier confectionne les nouilles ramen du restaurant japonais qui, depuis son ouverture il y a quelques semaines à peine, attire une clientèle grandissante. « L’affluence est telle qu’on n’était plus en mesure de fabriquer suffisamment de nouilles pour répondre à la demande », disent les propriétaires de la nouvelle adresse où la soupe-repas est reine. Les pâtes préparées et laminées au Pizzicato sont ensuite façonnées chez Kobo Ramen.

Ramen à l’italienne

Karine Tremblay
Karine Tremblay
La Tribune
Depuis son ouverture, il y a un mois et demi, l’établissement Kobo Ramen roule tempête. Tant et tellement que les nouveaux restaurateurs se sont retrouvés devant un heureux problème : pour maintenir pareille cadence et avoir suffisamment de nouilles à servir en bouillon, il leur fallait repenser leur façon de faire. Et vite.

« On a rapidement réalisé que notre équipement n’était pas optimal pour répondre à la demande. On pensait attirer environ 500 personnes hebdomadairement, mais finalement, c’est plutôt 800 clients qu’on sert chaque semaine. Après deux semaines d’opération, on a vu qu’on ne pouvait pas confectionner suffisamment de nouilles pour l’affluence qu’il y a au resto. On a eu l’idée de tendre une perche au Pizzicato. On savait qu’ils avaient acheté une machine à pâtes italienne qui pouvait peut-être leur permettre de fabriquer des ramen », explique l’un des copropriétaires de la brasserie japonaise, William Marier, qui est associé avec Nicholas Hoag et le chef Jean-Philippe Labrie.

Au Pizzi, leur demande a été accueillie par un oui.

« D’emblée, j’ai eu envie de les aider. Je me suis revu quand on a commencé la confection de pâtes fraîches, il y a trois ans, et qu’on a lancé la campagne de sociofinancement. C’était une période d’ajustements. On l’a traversée et le restaurant est en croissance depuis un an et demi, les affaires vont bien pour nous. J’étais donc heureux de pouvoir donner un coup de pouce à mon tour, de faire profiter de nouveaux entrepreneurs de mon expertise. On a besoin de ce genre de commerces dans le coin. Personnellement, je ne considère pas les autres restaurateurs comme des compétiteurs. Au contraire, je pense que l’apport de chacun permet de créer une offre intéressante au centre-ville et qu’on a tout à gagner à s’entraider, à être solidaires. À la fin, c’est bénéfique pour tout le monde », exprime le propriétaire du Pizzicato, Alexandre Côté.

En plus de fabriquer les pâtes fraîches qui sont servies au resto, celui-ci en vend une sélection au comptoir. Il en produit aussi pour L’Empreinte cuisine soignée.

« On a envie de développer ce volet-là, dans le futur. C’est quelque chose qu’on envisageait déjà parce que l’équipement qu’on a acquis nous permet de produire de gros volumes », précise-t-il.

La demande de Kobo Ramen tombait donc pile.

Défi technique

Reste que la préparation des nouilles japonaises est venue avec son lot de défis. Plusieurs essais et erreurs ont été nécessaires avant d’arriver à développer la bonne méthode.

« Ce sont des pâtes qui diffèrent des pâtes italiennes. Elles sont très alcalines, elles ne contiennent pas d’œuf et elles doivent se tenir dans le bouillon. Elles sont d’une grande importance dans la réussite de la soupe, dont le succès repose aussi sur la qualité du bouillon, les garnitures, les huiles aromatiques et l’assaisonnement liquide », souligne Jean-Philippe Labrie.

Alexandre Côté prépare la pâte qui donne son nom à la fameuse soupe et la lamine sur place. Elle est ensuite façonnée en nouilles directement chez Kobo Ramen, coin King-Wellington.

« Grâce à ce partenariat, on a l’assurance d’avoir un produit impeccable, d’une qualité irréprochable, dans des délais beaucoup plus rapides. Ce qui nous demandait sept heures à cuisiner avec notre équipement à nous, Alexandre peut le faire en une heure et demie », disent Jean-Philippe et William.

Ceux-ci espèrent éventuellement acquérir leur propre machine à ramen, qu’ils commanderaient au Japon.

« Mais c’est un gros investissement, qu’il faut planifier. Le partenariat avec Alexandre est précieux parce qu’il nous donne le temps de faire les choses une étape à la fois, dans le bon ordre. »