Depuis la mise en place du premier radar photo au Québec en août 2009, ce sont 1 178 480 constats d’infraction qui ont été émis pour un total en amendes de 156 921 518 $ au 31 juillet 2019.

Radars photo : Sherbrooke prête depuis 10 ans

Comme elle le fait depuis près d’une décennie, la Ville de Sherbrooke lève la main pour que des radars photo soient implantés sur son territoire.

« Selon ce que je sais, l’Estrie devrait être considérée dans l’implantation de la prochaine phase de radars photo. Sherbrooke va lever la main », assure la présidente du comité de la sécurité publique à la Ville de Sherbrooke, la conseillère municipale Danielle Berthold.

Cette dernière estime que la zone de 30 km/h devant le collège BCS sur le chemin Moulton Hill pourrait être un endroit propice pour ce type d’appareil.

« Nous n’avons pas encore ciblé d’endroit précis, mais ce secteur pourrait être propice. Les automobilistes ne ralentissent pas malgré la mise en place d’un radar pédagogique. Certains citoyens se plaignent de la vitesse à cet endroit depuis plusieurs années », constate la conseillère municipale.

Cet intérêt de Sherbrooke pour les radars photo ne date pas d’hier. En 2011, l’ancien directeur du Service de police de Sherbrooke, Gaétan Labbé, confirmait à La Tribune que Sherbrooke avait fait part de son intention pour participer au projet-pilote dès 2009. Les boulevards Portland, Bourque et Université avaient été ciblés.

Lors de ce projet-pilote de 2009, quinze appareils avaient été installés dans les régions de Montréal, de la Montérégie et dans Chaudière-Aappalaches.

Sherbrooke n’avait pas été retenu non plus dans la phase 2 d’implantation où 39 nouveaux appareils ont été installés et des projets pilotes de coopération municipale avaient été mis en place à Montréal, Laval, Gatineau, Québec et Longueuil.

Le porte-parole du ministère des Transports du Québec, Gilles Payer, explique la moitié des radars photo de cette phase ont été installés sur les chemins sous la responsabilité du MTQ dont la surveillance est assurée par la Sûreté du Québec. Les régions de la Capitale-Nationale, de Chaudière-Appalaches, de la Montérégie, de Montréal, de Laval, des Laurentides et de Lanaudière avaient été ciblées.

« Ça prend un certain volume de véhicules pour justifier la mise en place de ce type d’appareil. Ces régions ont été choisies parce qu’on y trouve un nombre important d’endroits où l’on constate des concentrations d’accidents liés à la vitesse ou au non-respect des feux rouges. Pour ce qui est des endroits, ils ont été sélectionnés parce qu’ils présentent des taux d’accidents plus élevés que sur d’autres tronçons de route comparables », explique le porte-parole du MTQ, Gilles Payer.

En mai dernier, le MTQ a déposé au gouvernement du Québec une série de recommandations pour assurer la continuité du programme de radars photo. 

« La manière de faire va être dictée au cours des prochains mois. Il n’y a pas de lieu ou d’horizon de temps qui ont été annoncés », signale M. Payer.

Le MTQ rappelle qu’il n’est pas possible pour une municipalité d’implanter elle-même des radars photo.

Les sommes provenant des contraventions données par les radars photo sont versées au Fonds de la sécurité routière et non dans les coffres des municipalités.

« L’objectif des radars photo n’est pas de faire de l’argent. Il faut enlever cette idée d’aspect économique. L’implantation est réalisée dans un objectif de changer le comportement des usagers de la route à un endroit donné et d’améliorer la sécurité aux intersections », mentionne Gilles Payer du MTQ.

Depuis la mise en place du premier radar photo au Québec en août 2009, ce sont 1 178 480 constats d’infraction qui ont été émis pour un total en amendes de 156 921 518 $ au 31 juillet 2019.