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Deux groupes sont priorisés pour le dépistage, dont celui composé des personnes qui sont contactées par les équipes d’enquête de la Santé publique, que ce soit par téléphone ou par le biais d’un avis écrit.
Deux groupes sont priorisés pour le dépistage, dont celui composé des personnes qui sont contactées par les équipes d’enquête de la Santé publique, que ce soit par téléphone ou par le biais d’un avis écrit.

Qui et quand doit-on se faire dépister pour la COVID-19?

Marie-Christine Bouchard
Marie-Christine Bouchard
La Tribune
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Des Estriens qui se présentent dans les centres désignés de dépistages (CDD) de l’Estrie avant de reprendre le boulot après les vacances ou des congés; des employeurs qui demandent un test négatif avant un retour au travail… Voilà deux exemples de situations qui ont été à plusieurs reprises rencontrées durant les dernières semaines dans les CDD de l’Estrie.

Le CIUSSS de l’Estrie-CHUS continue de faire environ 10 000 tests de dépistage de la COVID-19 par semaine depuis la mi-septembre, un nombre de tests important qui exige de grands efforts de la part des différentes équipes du CIUSSS pour répondre à la demande. Mais encore faut-il tester les bonnes personnes.

« Avec une population de 500 000 personnes en Estrie, on ne peut pas tester n’importe qui, n’importe quand », souligne le directeur de la Santé publique de l’Estrie, le Dr Alain Poirier.

« Il est bon de rappeler qui sont les clientèles priorisées pour les tests de dépistage, parce que ç’a changé souvent. On se rappelle qu’au début de la pandémie, en mars, il y avait seulement les voyageurs qui étaient visés; ce n’est plus du tout le cas », rappelle le Dr Poirier.

Le premier groupe priorisé est celui des personnes qui présentent des symptômes de la COVID-19 et qui, à la suite d’un appel à la ligne COVID-19 ou de l’utilisation de l’outil d’évaluation des symptômes ont obtenu une recommandation de se faire dépister. L’outil d’évaluation des symptômes est disponible en cliquant ici

Le second groupe priorisé est composé des personnes qui sont contactées par les équipes d’enquête de la Santé publique, que ce soit par téléphone ou par le biais d’un avis écrit.

« Lorsque nous avons été en contact étroit ou modéré avec une personne positive à la COVID-19, il faut se faire tester au moins une fois durant les 14 jours », dit-il.

Un test de dépistage au sixième jour

« Le test de dépistage est recommandé au 6e jour, car en moyenne, le délai pour être infecté après le contact avec un cas COVID est de 4 à 6 jours, mais peut aller jusqu’à 14 jours, d’où la période d’isolement des contacts de 14 jours », souligne la Dre Louise Frenette, co-responsable médicale de l’équipe chargée des enquêtes de cas COVID à la Direction de la santé publique de l’Estrie.

Le test négatif au sixième jour ne signifie toutefois pas que l’on peut retrouver ses activités et sortir de la maison. Non, il faut rester isolé jusqu’au 14e jour.

« La période d’incubation est de 14 jours. Il s’agit du temps que ça peut prendre entre le moment où une personne est en contact avec un cas COVID, pendant sa période de contagiosité, pour devenir elle-même infectée. C’est pourquoi les contacts doivent s’isoler durant 14 jours, et ce, même s’ils passent un test de dépistage négatif six jours après leur dernier contact avec le cas. Si une personne en contact avec un cas développe des symptômes, elle doit se faire dépister sans attendre le 6e jour, ou répéter le dépistage si elle avait passé un test au 6e jour et que les symptômes apparaissent par la suite », ajoute la Dre Frenette.

Signalons en terminant que la période de contagiosité de la personne infectée est de 10 jours complétés. « Donc si le début symptômes était le 1er janvier, la personne est contagieuse jusqu’au 11 janvier (1+10) et peut reprendre ses activités le 12 janvier. La personne ne doit plus faire de fièvre depuis 48 heures et n’avoir plus de symptômes depuis 24 heures, sauf une légère toux résiduelle et la perte d’odorat qui peuvent persister », ajoute-t-elle.