Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Les organisateurs du Festival des Traditions du monde gardent espoir d’accueillir les festivaliers au mois d’août prochain.
Les organisateurs du Festival des Traditions du monde gardent espoir d’accueillir les festivaliers au mois d’août prochain.

Qu’en sera-t-il des festivals pour 2021?

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Article réservé aux abonnés
SHERBROOKE — Malgré la pandémie et l’incertitude entourant les mesures sanitaires qui seront mises en place dans les prochains mois, les organisations culturelles sherbrookoises se disent prêtes à faire vivre leurs événements en 2021.

C’est le cas entre autres pour le Festival cinéma du monde de Sherbrooke (FCMS) qui se déroule au mois d’avril. Malgré une baisse importante de son budget annuel, liée notamment aux pertes de l’année précédente, le FCMS aura lieu « coûte que coûte ».

« Avril, c’est demain pour nous », raconte Malika Bajjaje, directrice générale du FCMS. Même si l’année 2020 n’a pas été facile pour le cinéma, elle assure que l’offre mondiale, elle, ne manque pas.

Sans dévoiler trop de détails, Malika Bajjaje affirme que trois scénarios sont sur la table selon les règles sanitaires qui seront en vigueur au printemps. Dans tous les cas, le web prendra une place importante.

« Pandémie ou pas, je pense qu’on est rendu là », déclare-t-elle. « Grâce au numérique, nous pouvons rendre accessible à plus de gens la diversité de notre contenu et c’est principalement notre mission. Évidemment, si nous le pouvons, nous allons tenter le plus possible d’organiser des activités en présentiel, mais à plus petite échelle. »

Pour le Festival des traditions du monde (FTMS), qui se déroule vers la mi-août, Malika Bajjaje admet avoir encore espoir de pouvoir aller à la rencontre des festivaliers.

« On oublie évidemment l’achalandage qui provient de l’extérieur. Tout le monde s’entend pour dire qu’il faut créer du tourisme à l’intérieur de notre territoire à court et moyen termes. Nous réfléchissons donc, en collaboration avec la Santé publique, à des moyens de pouvoir faire vivre l’expérience aux gens de la région en respectant les mesures sanitaires. »

La Grande Nuit de la poésie de Saint-Venant-de-Paquette entend elle aussi s’adapter à la situation. Contraint de devoir annuler l’été dernier, le poète David Goudreault, membre organisateur, espère un retour à la normale pour le mois d’août 2021.

« C’est ce que l’on souhaite si tout va bien. Sinon, nous opterons pour une expérience hybride en présentiel et en virtuel. Le monde a besoin de poèmes! », admet-il.

Malika Bajjaje, directrice générale du Festival cinéma du monde et du Festival des traditions du monde de Sherbrooke

Encore en réflexion

Pour le Sherblues, qui se déroule généralement en juillet au centre-ville, ainsi que la Fête nationale, la directrice générale et artistique d’Animation Centre-Ville Sherbrooke Suzanne-Marie Landry affirme être encore en réflexion avec la Ville.

« Tout ce que je peux dire pour le moment est que nous espérons pouvoir proposer des évènements à la population sherbrookoise et que nous avons de belles options de programmation de haut calibre à leur offrir. »

Au cabinet du maire, on assure vouloir tout tenter pour assurer la pérennité des événements culturels de la région. On précise par ailleurs que 80 % des montants prévus dans le budget de la Ville ont été versés cette année aux différentes organisations et 100 % si celles-ci avaient tenu une version adaptée à la situation.

« L’objectif pour la prochaine année c’est d’avoir une programmation et des événements à offrir aux citoyens », indique-t-on.