La marche du pardon a attiré plusieurs dizaines de personnes à Sherbrooke.

Quelque 80 personnes marchent pour leur pardon

La marche du pardon annuelle qui se mettait en branle à l’église du Carrefour pour se conclure au Sanctuaire de Beauvoir n’a pas attiré que des personnes âgées. Parmi les 80 paroissiens qui ont effectué la traditionnelle marche du Vendredi saint, des enfants et des adolescents ont également participé à la célébration.

C’est le cas d’Alexandra Bourgault, une jeune fille de 15 ans, qui va à l’église tous les dimanches. « C’est de plus en plus des personnes âgées qui vont à l’église, mais je pense que c’est aussi important pour les jeunes d’apprendre à communiquer avec Dieu », a-t-elle indiqué quelques minutes avant de prendre part à l’activité.

Selon elle, l’Église catholique est moins intéressante pour les jeunes de son âge. « Personnellement, je trouve ça plate aller à la messe. Si on mettait plus d’activités le fun pour les jeunes, je pense qu’ils embarqueraient pas mal plus. La marche sort un peu de l’ordinaire. On n’a pas beaucoup d’amis de notre âge à l’église », ajoute la jeune fille, qui venait marcher en compagnie de sa mère.

L’animatrice et agente de pastorale à Beauvoir, Gisèle Bourgault, juge important de faire cette marche. « Juste prendre le temps de marcher et d’écouter les autres, c’est important. Il y a des gens qui viennent marcher même s’ils ne sont pas vraiment pratiquants. Par contre, quelque chose va les chercher.

« On ne prend pas le temps de prendre le temps, poursuit-elle. Il y a des gens qui prient, d’autres qui sont plus dans le fond et qui parlent. Chacun peut aller chercher quelque chose, peu importe sa tâche ou sa responsabilité. Les gens se sont sentis interpelés par cet appel. »

Après une courte prière, père Yvan Carré s’est mis en route avec les croyants. « C’est une tradition depuis plusieurs années. Avec les années, le nombre de marcheurs a diminué. Comme à la messe, ce n’est pas le nombre qui compte. Dans la marche, il y a des prières. Il y a aussi des paroles qui nous font méditer », indique le prêtre.