Vincent Aimez et Pierre Cossette de l’Université de Sherbrooke, Dominique Anglade et Luc Fortin du gouvernement du Québec et Normand Bourbonnais de C2MI .

Québec octroie 20 M$ à l'UdeS

Innover et commercialiser: c’est ce que le gouvernement du Québec donne comme mission à l’Université de Sherbrooke. En investissant 20,5 millions de dollars dans la recherche à l’Université, le gouvernement donne l’occasion à l’Université d’acheter de l’équipement de recherche et permettra la réalisation du projet Chaîne d’innovation intégrée pour la prospérité numérique.

Ce projet « vise à effectuer de la recherche dans de nouveaux secteurs industriels et à soutenir un ensemble de priorités gouvernementales liées au numérique, à l’intelligence artificielle et au manufacturier innovant », peut-on lire dans le communiqué de presse.

La vice-première ministre, Dominique Anglade, était de passage à Sherbrooke pour l’annonce de cet investissement, puisqu’elle occupe également le poste de ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation. « Le projet est d’aller chercher différents joueurs. Plusieurs partenaires sont impliqués et il y a une vision qui implique le secteur manufacturier. L’aspect innovation et l’aspect numérique font en sorte que ça converge », explique-t-elle.

« Dans un projet comme celui-là, Sherbrooke va être bien positionné de manière internationale pour la suite des choses », poursuit Mme Anglade.

Du bon pour la région

Pour le recteur de l’Université de Sherbrooke, Pierre Cossette, ces 20,5 millions de dollars viendront compléter un projet qui est déjà amorcé. « L’argent va nous servir à nous procurer toute une série d’équipement, ce qui va nous permettre de mettre nos morceaux de casse-tête ensemble dans une chaine qui s’intègre. On fait déjà beaucoup de recherche fondamentale en physique quantique, on fait déjà beaucoup de prototypage en nanotechnologie et on fait pas mal de mise à l’échelle. Il manquait quelques chainons et quelques équipements à remplacer pour avoir de nouveaux partenaires industriels », indique-t-il.

Cette initiative, qui est évaluée à un total de 28,5 millions de dollars, permettra de développer de toutes nouvelles technologies. « On veut passer à un autre niveau: former plus d’étudiants et faire plus de produits, continue le recteur de l’Université. En région, les gens de la compagnie Varitron veulent développer de nouveaux circuits imprimables sur des tissus, par exemple. On veut faire le maillage entre la recherche fondamentale et l’industrie pour penser immédiatement à des solutions et le mettre dans des produits. C’est de la vraie recherche, mais elle est conçue pour mettre en application. »

Pour le député de Sherbrooke, Luc Fortin, cet investissement n’est pas seulement bon pour Sherbrooke, mais pour toute l’Estrie. « On vient reconnaître la qualité de la recherche et la qualité d’enseignement. C’est une bonne nouvelle de la région, car l’Université de Sherbrooke est le moteur économique de Sherbrooke et de notre région. En plus, le C2MI est à Bromont. J’insiste beaucoup pour que l’on voie de développement économique dans une perspective régionale, en ce sens le projet est un bel exemple à suivre pour le Québec et pour le Canada », résume-t-il.