Le premier forum Dialogue PLus a réuni plus de 140 personnes à l'hôtel Delta. Dans l'ordre habituel: Gasthury Chandrajegatheesan, le professeur et co-président David Morin,  la conseillère et coprésidente Annie Godbout, la ministre Kathleen Weil, l'attachée politiqueJacqueline Belleau, Dora Zarglayoune, et le directeur d'Actions interculturelles Mohamed Soulami.

Québec et Ottawa soutiennent l'initiative

Le projet Dialogue Plus, mis sur pied à Sherbrooke afin de prévenir la radicalisation et favoriser les relations interculturelles, bénéficiera de l'aide financière de Québec et d'Ottawa dans la mise en place de son plan d'actions.
a ministre de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion du Québec, Kathleen Weil, a profité de la tenue à Sherbrooke du premier forum du projet Dialogue Plus pour annoncer une contribution financière de 60 000 $ destinée à la recherche dans le cadre de cette initiative. De son côté, Jacqueline Belleau, adjointe de la députée et ministre Marie-Claude Bibeau, a annoncé le versement d'une subvention de 310 000 $, issue de Patrimoine canadien.
Créé à l'initiative de la conseillère Annie Godbout et du président d'Actions interculturelles de l'Estrie, Mohamed Soulami, Dialogue Plus est un projet qui s'étalera sur trois ans et se déploiera dans cinq villes canadiennes. Outre Sherbrooke, les villes de Québec, Moncton, Ottawa et Hamilton seront le théâtre de forums d'échange et d'actions dans le but de favoriser le vivre-ensemble. Ces cinq villes ont toutes connu des épisodes à caractère haineux au cours des dernières années.
La conseillère Godbout a rappelé que Dialogue Plus a été concocté au lendemain des attentats survenus à Charlie Hebdo. Elle y a vu une occasion de sensibiliser la population aux risques liés au phénomène de la radicalisation.
« Pour moi, c'était important qu'à Sherbrooke on se rassemble pour identifier ce qu'on pouvait faire pour contrer la discrimination raciale et de prévenir la radicalisation. Il faut se rappeler qu'à Sherbrooke, il y a des jeunes qui se sont radicalisés. Il était donc important de faire de ce projet un espace de dialogue innovant pour faire de Sherbrooke une ville encore plus accueillante et inclusive», a mentionné Mme Godbout en soulignant l'implication du Comité vigilance au sein du projet.
Expert en matière de radicalisation, le professeur David Morin est l'un des coprésidents de Dialogue Plus. Il a souligné le fait que la radicalisation est souvent liée aux phénomènes d'exclusion, tant sociale qu'économique. Il a aussi souligné la place importante faite aux jeunes dans la mise en oeuvre d'un plan d'actions propre à chacune des cinq villes choisies dans le cadre de Dialogue Plus
« L'un des éléments distinctifs de Dialogue Plus, c'est de placer les jeunes au coeur de ce projet. Il faut arrêter de dire que les jeunes doivent parler, mais que finalement, on parle à leur place. Là, non seulement on leur donne le micro, mais on leur donne aussi les moyens de construire avec le reste de la société un nombre d'activités pour ouvrir le dialogue à la fois social, politique, culturel et intergénérationnel», a décrit le professeur de l'Université de Sherbrooke.