Quatre rencontres en mai entre le syndicat et la STS

SHERBROOKE - Le syndicat des chauffeurs d'autobus et la STS discuteront lundi à l'occasion de la première de quatre rencontres prévues au mois de mai entre les deux parties. Les 133 chauffeurs urbains, qui ne portent plus leur uniforme de travail depuis une semaine, sont sans contrat de travail depuis le 1er mars 2018.

Le climat est positif à la table de négociation selon le président de la STS, Marc Denault. La STS espère également «arriver à une entente négociée dans les plus brefs délais».

Selon le syndicat, les négociations sont toutefois loin d'être terminées. Malgré plus d'un an de rencontres ininterrompues, André Marsan, vice-président du syndicat des chauffeurs, estime que seulement le tiers du chemin a été parcouru.

«On n'a même pas terminé le normatif. Ça m'étonnerait qu'on règle ça en quatre rencontres. On leur propose sans cesse des choses, ils écoutent, mais ils ne proposent rien de leur côté.»

Les chauffeurs de la STS ne portent plus leur uniforme et d'autres moyens de pression seront implantés dans les prochaines semaines.

«Évidemment, on ne veut pas cibler la clientèle parce qu'on fait le combat avec elle et pour elle», précise, M. Marsan.

Rappelons que trois irritants majeurs, le temps estimé pour les parcours d'autobus par la STS, le voyagement après les quarts de travail ainsi que le temps de conduite en continu, sont au cœur du litige.

«Comme pour les 19 autres rencontres de négociation qui ont eu lieu au cours des derniers mois, nous demeurons ouverts pour trouver des solutions acceptables et durables pour nos chauffeurs, notre clientèle et pour la direction, a pour sa part indiqué la STS dans un communiqué. Nous déployons beaucoup d'efforts et procédons à des investissements sur le réseau pour le bien-être de nos employés et pour offrir un service de qualité à notre clientèle. De multiples moyens de consultation ont été mis en place au cours des dernières années afin de prendre en considération les préoccupations de nos chauffeurs».

«L'amélioration des services aux citoyens est au cœur de toutes nos actions actuelles et futures. Les discussions en cours avec nos employés s'inscrivent dans cette préoccupation organisationnelle» rappelle M. Denault en concluant que «dans le but d'en arriver à une entente entre les deux parties et au bénéfice de nos clients, le comité de négociation a donné le mandat aux représentants de la STS d'être disponibles 7 jours sur 7 pour négocier et en arriver le plus rapidement possible à une entente».

simon.roberge@latribune.qc.ca