Amélie Bibeau, Mylène Gilbert-Dumas, Sarah Desrosiers et Étienne Beaulieu (absent au moment de la photo) ont remporté les quatre grands prix littéraires 2019 de l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie.

Quatre plumes distinguées aux prix littéraires de l'AAAE

Les auteurs Sarah Desrosiers, Étienne Beaulieu, Amélie Bibeau et Mylène Gilbert-Dumas ont été proclamés lauréats des quatre prix littéraires biennaux de l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie, lors de la cérémonie tenue en plein Salon du livre de l’Estrie vendredi.

Avec son tout premier livre en carrière, Bon chien, Sarah Desrosiers a raflé avec étonnement le Prix Alfred-DesRochers, décerné à une œuvre de création littéraire. « Je me suis rappelé quand j’ai commencé à écrire mon livre, dans une petite cabane sans électricité au fond du bois, et que je me trouvais bien niaiseuse de perdre mon temps à me prendre pour une écrivaine. Finalement, ça me donne une petite tape dans le dos et ça je me dit que j’ai le droit », a partagé à La Tribune l’écrivaine, qui s’est penchée sur l’obsession de la performance dans cet ouvrage. 

Pour son thriller historique Le livre de Judith, où elle fait la lumière sur un épisode méconnu de la Deuxième Guerre mondiale, Mylène Gilbert-Dumas accueilli le Prix estrien de littérature grand public à bras ouverts. « Depuis que je suis revenue à Sherbrooke, en 2005, j’ai été nominée pour 11 prix en Estrie, a-t-elle partagé. Mon conjoint a dit qu’il publierait un jour la liste des discours que je n’ai pas lus! »

Honorant les ouvrages n’appartenant pas à la catégorie des créations littéraires, le Prix Alphonse-Desjardins a été décerné à Étienne Beaulieu pour son essai La Pomme et l’Étoile, où est dépeinte la relation entre Ozias Leduc et Paul-Émile Borduas. « J’ai voulu parler de l’enracinement et de la nouveauté. J’ai l’impression que c’est la déchirure qui est en moi, mais aussi dans la société québécoise », a lancé celui qui dit se batte depuis des années pour promouvoir l’essai littéraire.

En littérature jeunesse, Amélie Bibeau a vu le tome 1 de Derrière le masque récompensé par Prix Suzanne-Pouliot–Antoine-Sirois. Dans ce livre traitant de l’intimidation, une jeune fille évolue à travers son sport d’affection : la lutte. « La littérature jeunesse est encore perçue comme un sous-genre, a-t-elle déploré. Et pourtant! Je n’en reviens pas d’avoir gagné, on a tellement de bons auteurs jeunesse! » 

Ce n’est que du haut de ses 17 ans que l’écrivaine en herbe Irina R. s’est démarquée dans la catégorie adulte du Concours d’écritures sherbrookoises.

Écrivains amateurs

Ce n’est que du haut de ses 17 ans que l’écrivaine en herbe Irina R. s’est démarquée dans la catégorie adulte du Concours d’écritures sherbrookoises. Son intime texte Ton côté du miroir a été nommé grand gagnant de cette nouvelle compétition organisée en collaboration avec la Ville de Sherbrooke et le Salon du livre qui s’adressait aux auteurs amateurs de la ville. 

Dans la cour des jeunes, Maël Machon, 14 ans, a impressionné le jury avec son conte Thomas et l’épée parole.

Pour participer au concours, les Sherbrookois de 12 ans ou plus étaient invités à soumettre un texte faisant entre sept et dix pages qui était inspiré du thème annuel « Tenir parole ».

Maël Machon, 14 ans, a remporté le Concours d’écritures sherbrookoises dans la catégorie jeunesse.