Quatre individus ont été accusés à la suite de l’émeute survenue en mai dernier au Centre de détention de Sherbrooke.
Quatre individus ont été accusés à la suite de l’émeute survenue en mai dernier au Centre de détention de Sherbrooke.

Quatre individus accusés pour une émeute à la prison de Sherbrooke

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Quatre individus impliqués dans la prise d’otage survenue en mai dernier au Centre de détention de Sherbrooke font face à la justice.

Carl Belec, Stéphane Lafontaine-Fournier, Jean-Philippe Tracey et Jayson Venner-Gagné ont été accusés de participation à une émeute le 26 mai dernier à la prison de la rue Talbot.

Les quatre individus sont encore détenus.

La procureure aux poursuites criminelles Me Véronique Gingras-Gauthier s’oppose à la remise en liberté des quatre individus.

Une accusation de menaces de mort à l’endroit d’un codétenu a été portée en surplus contre Jayson Venner-Gagné qui est défendu par Me Jean-Marc Bénard.

Un mandat d’arrestation a été autorisé contre Gary Poulin dans cette affaire.

Une quinzaine de personnes avaient été impliquées dans cette émeute qui avait été confirmée par le ministère de la Sécurité publique du Québec (MSP).

Une prise d’otage a suivi le soulèvement alors que six détenus se sont retrouvés dans une cellule à la suite de l’intervention de l’équipe correctionnelle d’intervention d’urgence.

Les détenus s’étaient barricadés dans une cellule avec des matelas et menaçaient de s’en prendre à l’un d’entre eux. 

L’altercation entre détenus s’était déroulée dans un secteur de protection de la prison de la rue Talbot. Personne n’avait été blessé lors de ce soulèvement.

C’est un mécontentement des détenus à la suite d’un ordre de retourner à leur cellule en raison d’un bris de tuyauterie qui serait à l’origine de ce soulèvement. Certains détenus auraient refusé de retourner dans leur cellule pour permettre des travaux de réparation de tuyauterie dans les douches. 

Devant ce refus d’obtempérer, les agents des services correctionnels ont sorti le poivre de Cayenne pour forcer les détenus à retourner à leur cellule. Certains détenus se seraient alors barricadés dans une cellule lors de l’opération de l’équipe d’intervention d’urgence. 

Les dossiers ont été reportés en décembre prochain.