Le projet du Quartier Sainte-Famille, qui est appelé à changer de nom dans le futur, compterait environ 360 logements, quelques commerces de proximité et quelques espaces à bureaux.

Quartier Sainte-Famille: la Ville ouvrira un registre

Les citoyens s’opposant au projet de conversion du couvent Mont-Sainte-Famille, s’ils habitent dans les zones entourant le projet, pourront signer un registre pour demander un référendum. La Ville a confirmé la semaine dernière avoir recueilli suffisamment de signatures dans trois zones pour justifier la tenue d’un registre.

Le président du comité consultatif d’urbanisme, Vincent Boutin, affirmait que la Ville était en attente de réponses du promoteur avant de fixer la date et le lieu pour la tenue des registres. « Le promoteur voulait réfléchir à la suite des choses », a-t-il dit.

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Ce sont les signatures de 44 citoyens qui ont été déclarées valides. Rappelons que les Services Immobilier First ont déposé un projet de 70 M$ pour la construction d’environ 360 appartements dans et autour du couvent de la rue Galt Ouest. Des commerces de proximité sont aussi prévus. Le couvent serait préservé et la vue sur le bâtiment ne devrait pas être obstruée. Les 23 bâtiments à construire seraient situés en bordure de la rue Galt Ouest et en périphérie du terrain. Une piste multifonctionnelle appartenant à la Ville est projetée entre la rue Lalement et la rue du Montagnais.

Le conseiller du district de l’Université, Paul Gingues, s’est montré surpris de cette demande de tenue de registre. « J’étais là le 10 juillet à la soirée d’information et le 22 novembre à la soirée de consultation. Je n’avais pas senti tant d’opposition que ça au projet. J’aimerais que les gens me contactent pour me dire ce qui ne leur convient pas. Je vais essayer de savoir ce qu’on aurait pu faire différemment. Pour jouer pleinement mon rôle de conseiller et pour représenter ces citoyens, il faudrait que je comprenne leurs réticences. »

Inquiétude

Caroline Roberge avait manifesté ses inquiétudes par rapport au passage d’une piste multifonctionnelle près de sa maison de la rue Béliveau. Elle craint principalement pour sa tranquillité. « J’aimerais une compensation parce que c’est sûr que ça affectera notre quiétude. C’est vraiment la circulation accrue que j’anticipe négativement. »

Si elle n’est pas farouchement opposée au projet, elle espère que la valeur de sa maison ne se trouvera pas diminuée. « C’est aussi dommage que ce ne soit que du locatif. Mais en même temps, je ne voudrais pas que le couvent soit laissé en décrépitude. »

Nicolas Jolin, lui, veut principalement s’assurer qu’il y ait un encadrement qui tient compte de l’environnement dans la construction du projet. Il espère notamment une biodiversité dans les essences choisies au moment de reboiser le site. En novembre, la Ville avait précisé que le promoteur comptait planter 275 nouveaux arbres sur le terrain convoité.
M. Jolin affirme ne pas être contre le projet, comme une autre signataire à qui La Tribune a parlé.

Le promoteur Matthieu Cardinal mentionne qu’il a toujours l’intention d’aller de l’avant avec son projet. « Nous avons toujours été proactifs et nous continuerons de l’être. C’est un projet qui a reçu l’appui des citoyens en juillet et en novembre, en plus d’un appui unanime du conseil municipal. Maintenant, des citoyens semblent avoir des demandes ou des préoccupations. Je suis disponible pour les rencontrer, avec la Ville au besoin, pour en arriver à la plus grande acceptabilité sociale possible. »
La date pour la tenue des registres sera connue lors de l’adoption d’une résolution concernant le projet lors d’un conseil municipal à venir. S’il sent son projet en danger, le promoteur aura jusqu’à la veille de la tenue des registres pour déposer un avis de renonciation à un référendum signé par plus de la moitié des personnes habiles à voter dans les zones concernées.