Le projet de 70 millions $ sur le terrain de l’ancien couvent des Sœurs de la Sainte-Famille est contesté par la citoyenne Louise Davis.

Quartier Sainte-Famille : l’opposition se manifeste

S’il n’y avait eu que de bons commentaires jusqu’à maintenant envers le projet de construction de 360 appartements de tous types sur le terrain de l’ancien couvent des Sœurs de la Sainte-Famille, Louise Davis, une citoyenne, s’oppose au projet. Une pétition a même été lancée en ligne il y a deux jours.

Lundi soir, Mme Davis ira au conseil d’arrondissement des Nations afin de faire part de son point de vue. « On constate que le patrimoine à Sherbrooke est assez rare. Pour le terrain du couvent des sœurs, on est, à mon avis, en train de détruire un joyau naturel. C’est un ilot de verdure. Je m’oppose à cause des promoteurs. Si on regarde ce qu’il s’est passé aux Jardins Hauterive, l’environnement a tout été saccagé. Il reste des arbres, mais juste pour la surface. Ils ont tout démoli. Je ne suis pas confiante », mentionne-t-elle.

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Espace vert ou logements sociaux?

« J’aurais aimé sentir des préoccupations environnementales et patrimoniales, poursuit-elle. Je ne l’ai pas vue dans le compte-rendu de la rencontre de juillet. Je voudrais que les gens qui s’y connaissent en environnement et en patrimoine puissent se prononcer. »

Le but de Mme Davis ? Demander la tenue d’un registre et aller en référendum. « La pétition est en ligne depuis deux jours. On l’a faite en catastrophe, car on a vu la date du 5 décembre [NDLR Les citoyens ont jusqu’au 5 décembre pour demander la tenue d’un registre] et déjà, il était trop tard pour aller devant le conseil municipal. Les abonnés de la page Facebook sont au courant de la démarche depuis cet été. La pétition est difficile à manquer. On a espoir d’avoir quelques centaines de signatures », affirme-t-elle. Au moment d’écrire ces lignes, près de 100 personnes avaient signé la pétition. 

Services First Immobilier, le promoteur, mentionnait jeudi que 40 % du terrain serait composé de verdure et que le promoteur compte planter 275 arbres. De plus, une portion boisée derrière le couvent sera acquise par la Ville pour être annexée au mont Bellevue. Le couvent, lui, serait converti en appartements et en bureaux professionnels.

La citoyenne qui gère la page Facebook Je me souviens de l’Estrie a déjà fait part de ses inquiétudes aux conseillers municipaux. « Nous sommes intervenus au mois de juillet. On ne pouvait pas aller à la rencontre. Des documents, des photos et des rapports ont été envoyés aux conseillers municipaux Paul Gingues et Vincent Boutin. Il n’y a pas eu de suite, car on n’a pas pu assister à la rencontre. »

De plus, pour Mme Davis, les projets d’espaces locatifs devraient se faire dans d’autres secteurs. « Les besoins en matière de logements ne se situent pas sur la rue Galt Ouest. C’est ailleurs en ville. Qu’est-ce qu’ils vont faire de la bâtisse ? Tout peut s’y prêter. Je dis ça comme ça, mais ça pourrait devenir une résidence de personnes âgées, car selon moi, il n’y en a pas beaucoup à Sherbrooke. Il y a moyen de plancher sur un projet qui aurait du sens », dit-elle, ajoutant qu’un projet ne touchant pas au terrain de l’ancien couvent serait mieux pour tout le monde.