Brigitte Chenail et Nancy Beaudoin dirigent aujourd’hui la compagnie Confection NBC.

Quand la chasse devient affaire de femmes

Auparavant, la chasse était un sport d’hommes. Petit à petit, des femmes ont commencé à accompagner leur mari dans la forêt et occupent maintenant une place importante dans ce loisir automnal.

Joanie Roy, 19 ans, adore la chasse. Elle a commencé à pratiquer ce sport il y a huit ans. C’est son père qui l’a initiée à cette activité automnale. À la base, Joanie adorait déjà le tir à l’arc. « J’étais curieuse et je voulais essayer de chasser, raconte-t-elle. J’ai demandé à mon père pour essayer et il a accepté. Dès que j’ai eu 12 ans, j’ai passé mon permis et j’ai commencé à chasser. »

Quoi que les hommes chassent plus, les femmes sont maintenant les bienvenues dans ce monde. « Il y a moins de femmes que d’hommes qui chassent, mais il y a plus de femmes que l’on pense. Elles recherchent l’accessibilité, c’est-à-dire une arme qui est adaptée pour les femmes, pour ne pas qu’elles se fassent peur. Ce n’est pas vrai qu’être dans le bois et attendre son gibier, c’est une activité d’hommes », assure celle qui travaille dans une boutique de chasse et pêche de la région.

Est-ce qu’il y a encore des préjugés envers les chasseuses? « Oui, affirme Joanie Roy. L’image du chasseur reste un homme, mais ça ne m’arrête pas. La majorité des femmes qui chassent l’assument assez fièrement. C’est le fun de voir des femmes qui sont autant, sinon plus passionnées que certains hommes », commente-t-elle, le sourire aux lèvres.

Brigitte Chenail est tellement passionnée de ce sport de plein air, qu’elle a démarré son entreprise d’étuis imperméables pour couvrir les carabines et les arbalètes. « Ça empêche le mécanisme de geler l’hiver. Il n’y a pas d’eau qui entre dans le canon et le télescope reste propre », explique celle qui avait un kiosque au Salon camping, chasse et pêche de Sherbrooke en fin de semaine.

Selon Mme Chenail, les femmes apprécient la chasse à l’arbalète. « Les femmes sont attirées par la chasse à l’arbalète, assure-t-elle. On est plus près de la bête et il n’y a pas de recul lorsqu’on tire. Moi je ne chasse pas pour le trophée. Je chasse pour la viande. Ce n’est pas gras et c’est de la bonne viande. Je chasse aussi pour prendre l’air. C’est silencieux. J’y vais tant que je n’ai pas tué. »

La chasse est maintenant une sortie de famille, pense Mme Chenail. « Aujourd’hui, il y a de moins en moins de préjugés par rapport aux femmes qui chassent. Les hommes impliquent leur femme, ça leur permet de passer du temps ensemble. Les enfants et les bébés accompagnent parfois leurs parents. C’est devenu une activité familiale », commente l’entrepreneure.

Une réussite

La 25e édition du Salon camping, chasse et pêche de Sherbrooke a été une réussite, selon le promoteur Gaétan Mondou. « Tous les ans, les gens attendent le salon comme le printemps. Il y a beaucoup de familles qui sont venues. Il reste un petit mois avant l’arrivée de la pêche, donc les gens viennent voir les conférenciers », commente-t-il.