Le président de la FEUS Alexandre Guimond et la vice-présidente aux activités étudiantes Léa Roy sur le campus principal de l’UdeS.
Le président de la FEUS Alexandre Guimond et la vice-présidente aux activités étudiantes Léa Roy sur le campus principal de l’UdeS.

Qu’adviendra-t-il du #Sherbylove sur le campus de l’UdeS?

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Annulation des 5 à 8, interdiction d’organiser des intégrations sur le campus, report du traditionnel spectacle de la rentrée... «On comprend l’importance de respecter les mesures sociosanitaires, mais on peut aussi s’inquiéter des conséquences à court et à long terme de celles-ci», évoque Alexandre Guimond, président de la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS), à l’aube de la rentrée universitaire.

«Le mot d’ordre de l’UdeS c’est de limiter les risques d’éclosions pour que la session puisse se dérouler entièrement sur le campus. On comprend tout à fait. Mais dans le cas où plus de 80% des étudiants arrivent d’ailleurs, ce sera assurément plus difficile pour eux de s’intégrer», pense Alexandre Guimond.

Le jeune homme se dit mitigé face à l’approche de l’institution qui mise sur une formation académique en présentiel au détriment des activités étudiantes. «L’UdeS se démarque par son approche humaine. On se doute que l’absence d’activités et de rassemblements aura un impact assez important sur la motivation et la santé mentale des étudiants», affirme-t-il.

Le président de la FEUS est toutefois heureux de constater que la vice-rectrice à la vie étudiante, Pre Jocelyne Faucher, semble à l’écoute de cet enjeu et prévoit un peu plus d’ouverture selon l’évolution de la situation. Des prestations musicales sont d’ailleurs prévues cette semaine dans le stationnement du Centre culturel pour souligner la rentrée.

«Si l’UdeS met trop de barrières au sein de sa communauté, elle perdra le contrôle avec la tenue d’événements hors campus qui ne respecteront pas les mesures exigées par la Santé publique», prévient Alexandre Guimond, qui a déjà été mis au fait que des amendes avaient été données cette semaine lors d’un rassemblement étudiant illégal.

Faire preuve de créativité

Face à la situation, l’étudiante en communication Léa Roy se dit prête et motivée à assumer son rôle de vice-présidente aux activités étudiantes de la FEUS malgré les défis qui s’imposent en contexte de pandémie.

«C’est beaucoup d’inconnu et on doit vraiment faire preuve de créativité, mais j’ai assez confiance en nos idées», affirme celle qui doit toutefois faire approuver ses plans par la direction de la sécurité et de la prévention de l’Université de Sherbrooke.

Concernant les événements d’intégration qui se sont déroulés dans la dernière semaine, Léa Roy explique que les comités organisateurs ont dû innover dans leur façon d’accueillir les nouveaux étudiants. Des prix ont même été remis à ceux qui se démarquaient dans les volets du respect, de l’environnement et de l’innovation.

«Certains ont été originaux en préparant des rallyes et des quiz virtuels. De petits groupes ont aussi été permis lorsque l’activité permettait le respect des mesures de distanciation», raconte la vice-présidente aux activités étudiantes. Ce fut le cas notamment pour la Faculté de médecine qui a invité ses nouveaux étudiants à vulgariser des termes scientifiques devant l’hôtel de ville.

Toutefois, elle mentionne que certains départements ont préféré s’abstenir de toutes activités. «Certains n’ont juste pas voulu se lancer et se casser la tête devant toute l’incertitude qui entoure la prochaine session d’automne.»