«On se croise les doigts» à Lennoxville pour que la zone rouge et le départ de certains étudiants dans leur région respective ne touchent trop sévèrement les commerces de proximité.
«On se croise les doigts» à Lennoxville pour que la zone rouge et le départ de certains étudiants dans leur région respective ne touchent trop sévèrement les commerces de proximité.

Qu’adviendra-t-il des quartiers universitaires?

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
Difficile pour l’ensemble des commerçants sherbrookois d’absorber l’effet d’un passage en zone rouge. Si on ajoute à cela le départ de bon nombre d’étudiants vers leur région respective, qu’advient-il des quartiers universitaires? « On se croise les doigts », ont répondu Paul Gingues et Claude Charron, conseillers des districts de l’Université et de Lennoxville.

« Il est encore trop tôt pour analyser la situation, mais évidemment plusieurs éléments font en sorte que les commerces puissent être affectés davantage par la situation », convient M. Gingues.

Parmi ceux-ci, le conseiller du district de l’Université note déjà la baisse de 30% d’étudiants internationaux par rapport à l’année dernière. Il ajoute que ce sont près de 30 000 étudiants qui contribuent chaque année à l’économie du secteur. 

« Assisteront-ils à leurs cours à partir de leur maison de chambre? Retourneront-ils dans leur région? Difficile de prévoir pour l’instant. »

De son côté, M. Charron mentionne que certains commerces sont plus sévèrement touchés dans l’arrondissement de Lennoxville depuis le début de l’année scolaire. Selon lui, le domaine de la restauration, les bars, l’hébergement et le domaine du voyage survivent plus difficilement à la pandémie de la COVID-19.

« Les commerçants sont inquiets, c’est normal. On est très dépendant des étudiants. » Il précise par ailleurs que le commerce de fleurs, situé au cœur de Lennoxville depuis plus de 30 ans, n’a pas rouvert ses portes après la période de confinement du printemps dernier.

Il ajoute toutefois que d’autres commerces, tels que Clarke & Fils, sont davantage épargnés par la crise actuelle. «Les affaires vont relativement bien à ce magasin général, car les clients arrivent de partout et viennent chercher des items spécifiques. Les commerces plus fréquentés par les jeunes n’ont pas cette chance». 

Pensons notamment aux commerces de restauration rapide, à la Brûlerie de Café ou encore au Golden Lion Pub.