Christine Labrie s’est engagée à ce qu’un éventuel train entre Sherbrooke et Montréal soit public et électrique.

QS compte investir 165 M$ dans le transport en commun à Sherbrooke

Québec Solidaire calque en partie ses engagements en matière de transport durable à Sherbrooke sur les demandes qu’Équiterre avait dévoilées en août. La candidate Christine Labrie s’est donc engagée à la mise en place d’un service rapide d’autobus sur la rue King et à la mise en place d’un train de passagers public et électrique entre Montréal et Sherbrooke.

« Je suis là pour vous présenter un projet de transport en commun digne du 21e siècle, un service rapide par bus sur la rue King et la mise sur pied d’un train rapide public entre Sherbrooke et Montréal d’ici 2023. À Québec Solidaire, nous misons sur le développement massif du transport en commun afin d’offrir une réelle alternative à l’utilisation de la voiture. À Sherbrooke seulement, Québec Solidaire investira 165 M$ dans les transports en commun dans un premier mandat et 400 M$ d’ici 2030 », a lancé Mme Labrie.

La candidate de Québec solidaire explique que cet investissement aura des retombées économiques, environnementales et sociales pour la région. « Nous financerons avec cet argent une diminution de 50 % des tarifs, une amélioration de l’horaire pour répondre aux besoins des travailleurs et un service rapide à haute fréquence qui traversera toute la ville sur la rue King. »

Christine Labrie a résumé les engagements concernant le transport en commun en ajoutant qu’elle augmenterait les subventions annuelles à la Société de transport de Sherbrooke (STS) pour absorber l’augmentation de l’achalandage et améliorer la qualité du service. Elle vise aussi à s’assurer que le transport en commun demeure un service public et à limiter le recours à la sous-traitance.

« Notre priorité »

Ces engagements respectent-ils les volontés de la STS? « Ce sont des choses qui sont inscrites dans le Plan de mobilité durable de la Ville de Sherbrooke depuis plusieurs années. Nous ce qu’on souhaite, c’est de donner à la STS les moyens de mettre ça en place. Le gouvernement libéral n’a jamais fait le choix d’investir dans le transport collectif. Nous en faisons notre priorité. Il y a des fonds qui viendront du Fonds des générations et une partie viendra du budget d’exploitation, pour lequel nous avons annoncé notre cadre financier équilibré. »

Québec Solidaire souhaite aussi la mise sur pied d’un bureau de projet pour la création d’un lien ferroviaire rapide, électrique et public entre Sherbrooke et Montréal, en plus d’un réseau national entre les grandes villes du Québec. Le projet serait détaillé et chiffré au cours d’un premier mandat alors que la concrétisation du lien ferroviaire commencerait en 2023.

Christine Labrie ne rejette donc pas l’idée du train de passagers lancée par François Rebello, mais préfère une formule publique et électrique. « On croit que le transport en commun doit être public. Si les retombées financières ne sont pas au rendez-vous, le projet va arrêter, alors que nous voulons offrir un projet structurant de transport collectif. Ça fait partie des choses que nous devons nous payer collectivement. »

Sherbrooke est-elle en retard en matière de transport collectif? « Ça dépend à quelle ville on se compare. On sait très bien que pour l’instant ça ne répond pas à la demande. Les horaires ne sont pas adaptés pour les travailleurs donc c’est certain que l’achalandage n’est pas au rendez-vous. D’autres sociétés de transport ont des projets sur la table. Il n’y a rien pour l’instant à la STS alors qu’on sait que l’avenue à emprunter c’est le bus rapide sur la rue King. »

Le parti politique prévoit aussi la création d’une agence publique de transport interurbain pour remplacer les compagnies privées d’autocars.