Mylène Paquette a traversé le lac Massawippi, samedi, avec son équipe de canot à glace composée de Jérôme Lefrançois, Luc Labelle, Sophie Asselin, Mylène Paquette et Martine Turcotte.

Protégeons les plans d’eau, ensemble

Pour ses 50 ans, Bleu Massawippi a organisé, samedi, une traversée de son lac. C’est une activité que Mylène Paquette n’allait pas manquer : après avoir connu la pollution des eaux sur l’Atlantique Sud, la navigatrice ne manque pas une occasion d’encourager la préservation des eaux partout au Québec.

En bateau, en kayak, à la nage ou en paddle board… toute embarcation était invitée à la plage de North Hatley, pour le départ vers la plage publique d’Ayer’s Cliff.

« Je trouvais plaisant d’être à moteur ou à la rame, les différentes activités se rencontrent. Les personnes se sont rassemblées pour honorer la santé du lac, je trouve ça original », a partagé Mylène Paquette, invitée d’honneur.

Mme Paquette est devenue la première personne des Amériques à franchir l’océan Atlantique Nord à la rame d’ouest en est, en 2016.

De façon conviviale, les plages ont accueilli de nombreux courageux pour la traversée du lac. Un souper et de la musique attendaient d’ailleurs les participants à leur arrivée.

Avant leur entrée sur l’eau, toutes les embarcations devaient être nettoyées. Il s’agit d’une manière de sensibiliser les gens aux transferts d’espèces envahissantes.

Avec la grande participation et le temps de nettoyage, le groupe s’est élancé avec quelques minutes de retard. « En partant, il fallait nettoyer tous les bateaux pour éviter la prolifération des moules zébrées. On savait très bien que notre bateau n’en avait pas, mais c’était plaisant de le faire quand même pour dire que ça nous fait plaisir de respecter des règlements », explique Mme Paquette.

« Quand il y a de la réglementation, on comprend pourquoi on le fait. Plus on communique sur ces règlements-là, plus c’est porteur d’espoir. »

Au retour de ses aventures, Mylène Paquette s’est donné la mission ardue de défendre nos plans d’eau. Parmi plusieurs causes importantes, il fallait s’allier à une d’entre elles en particulier. Le choix de promouvoir la santé des eaux est venu naturellement.

« En 2010, quand j’ai fait ma première traversée entre le Maroc et la Barbade, j’ai vu qu’il y avait beaucoup de déchets sur l’océan. Il y avait des flaques d’huile, c’était très désolant. C’est là que je me suis intéressée à la cause environnementale, parce que j’avais vu de mes yeux l’impact de la mauvaise gestion des déchets. Ça m’avait inspiré. »

La navigatrice a eu un coup de cœur pour le lac. « Je l’ai trouvé propre, le lac. C’est bleu, il a l’air en santé. Il faut qu’il y ait des organismes comme ça pour encourager le contact avec nos plans d’eau et l’environnement autour de nous », note-t-elle.

Non seulement Bleu Massawippi communique les manières de sauvegarder le lac, mais il encourage aussi les activités nautiques. « C’est quand on vit de près avec le lac qu’on réalise qu’il fait partie de nous. La santé de l’eau c’est notre santé à nous », ajoute Mme Paquette.

La grande aventureuse souhaite que les citoyens poursuivent leur travail de protection. Selon elle, chaque ville doit s’occuper de ses plans d’eau, il s’agit du meilleur moyen pour être en mesure de constater des améliorations marquées sur notre santé.

« Quand on pense aux lois environnementales éliminées dans les Grands Lacs, on se demande si les petites actions qu’on prend ici ne sont pas un peu négligeables quelque part. C’est dur de rester encouragé dans cette cause-là. Si on fait juste attention à notre cour arrière, ça ne servira à rien », termine Mme Paquette.