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Les syndiqués du transporteur scolaire Autobus des Cantons ont manifesté à nouveau à Sherbrooke, mercredi matin, et en appellent maintenant aux autorités politiques pour faire avancer le dossier de protection à bord des véhicules pour contrer le coronavirus.
Les syndiqués du transporteur scolaire Autobus des Cantons ont manifesté à nouveau à Sherbrooke, mercredi matin, et en appellent maintenant aux autorités politiques pour faire avancer le dossier de protection à bord des véhicules pour contrer le coronavirus.

Protection : les chauffeurs d’autobus interpellent les ministres

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
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Sans protection suffisante à leurs yeux au volant de leur véhicule, les chauffeurs du transporteur scolaire Autobus des Cantons en appellent maintenant aux autorités politiques pour faire avancer le dossier.

Les syndiqués affiliés à la CSN ont décidé de passer à une autre étape dans leur revendication afin d’obtenir des barrières physiques dans les autobus de leur employeur.

Mercredi matin, ils se sont une fois de plus regroupés dans le stationnement du Carrefour de l’Estrie afin d’interpeller, cette fois-ci, Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation, et Jean Boulet, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

La mobilisation des chauffeuses et chauffeurs d’autobus jaunes appelée le « REconfinent » avait pour but de réclamer qu’ils les appuient dans leur démarche. 

Rappelons que le syndicat conteste la décision de l’employeur de ne pas installer des barrières de protection dans les véhicules pour protéger les chauffeuses et les chauffeurs contre la transmission du virus de la COVID-19. Pourtant, les transporteurs scolaires de la région de Sherbrooke et même la Société de transport de la Ville de Sherbrooke ont procédé à l’installation de telles barrières dans leurs véhicules. 

Pour Steven Gauley, président du secteur transport scolaire de la FEESP-CSN, le syndicat n’a d’autres choix que de demander l’intervention du gouvernement. « Considérant que les commissions scolaires peuvent donner des directives aux transporteurs scolaires qui les desservent et qu’il s’agit d’un problème lié à la santé et la sécurité au travail, nous avons décidé d’interpeller les deux ministres responsables. Espérons qu’ils se préoccuperont de la santé des chauffeuses et des chauffeurs, mais également de celle des élèves ». 

Chez Autobus des Cantons, on préfère opter pour les mesures les moins adaptées à la réalité de travail des employés en imposant le port du masque de procédure et de lunettes de sécurité, déplorent les syndiqués. Leur syndicat réitère qu’il s’agit du dernier recours proposé par la CNESST lorsque le milieu de travail ne permet pas d’autres options et réclame plus de la part d’employeur.  

« Nous ne comprenons pas l’entêtement de l’employeur. La raison qu’il invoque n’est plus pertinente. Il a toujours allégué que les barrières physiques n’étaient pas homologuées par la SAAQ et Transport Canada or, c’est faux. Nous lui avons prouvé le contraire », martèle M. Mario Paré, président du Syndicat du transport scolaire Autobus des Cantons. 

« Avec l’arrivée des variants de la maladie, mes chauffeurs sont inquiets. Plusieurs ont 70 ans et plus. Nous avons des masques et des lunettes de protection. Ça fait de la buée et c’est dangereux. Il y a des risques d’accident. »

Le syndicat a d’ailleurs démontré à l’employeur que des compagnies québécoises étaient désormais accréditées afin de produire des cloisons de protection pour les autobus. « Nous nous questionnons sur les véritables motifs de l’employeur. Pourquoi cet entêtement? » s’interroge M. Paré.

Selon Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE-CSN), « en ces temps de pandémie où toute la population fait d’énormes sacrifices, il faut être un mauvais citoyen corporatif pour refuser de prendre les meilleurs moyens afin de protéger ses employés et employées ». 

Le syndicat a décidé de faire parvenir une lettre à l’employeur avec copie aux ministres Jean Boulet et Jean-François Roberge, pour tenter d’avoir une intervention de leur part. De plus, on invite la population à signer la pétition qu’il mettra en ligne au retour de la relâche scolaire dans le cas où l’employeur n’irait pas dans la direction souhaitée. 

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du transport scolaire des Autobus des Cantons — CSN regroupe plus de 50 membres.