Les producteurs de lait estriens ne doivent pas s'alarmer outre mesure des déclarations incendiaires du président américain Donald Trump concernant la gestion de l'offre.

Propos de Trump sur le lait : pas de quoi s'alarmer, assure Bibeau

Les producteurs de lait estriens ne doivent pas s'alarmer outre mesure des déclarations incendiaires du président américain Donald Trump concernant la gestion de l'offre.
Marie-Claude Bibeau
La députée de Compton-Stanstead, Marie-Claude Bibeau, a tenu à rassurer les agriculteurs au lendemain de la déclaration de M. Trump au sujet de la production laitière au Canada, dans le cadre de la renégociation du traité de libre-échange entre les deux pays.
Les autorités canadiennes verront à fournir toutes les informations pertinentes à ce sujet à leurs vis-à-vis américains quand viendra le temps de négocier, mentionne la ministre Bibeau, lorsque questionnée sur le sujet mercredi avant-midi.
«Ce qui a été dit hier (mardi) est de l'information qui était incomplète, lance-t-elle. Notre ministre des Affaires étrangères (Chrystia Freeland) et l'ambassadeur du Canada aux États-Unis (David MacNaughton) sont très actifs afin que les informations soient données de façon complète», assure-t-elle.
Une négociation, ça se passe toujours entre deux partenaires. Concernent le lait, il n'y a pas de droit de douane comme il a été suggéré hier (mardi par le président Trump).»
Rappelons que Donald Trump avait les producteurs de lait canadiens dans sa mire mardi, lors d'un discours tenu au Wisconsin. Il a promis aux producteurs laitiers de cet État de revoir les accords commerciaux avec le Canada, qu'il a qualifiés d'«injustes» pour les producteurs de lait américains.
Des producteurs laitiers du Wisconsin perdraient des parts de marché en raison des efforts de l'industrie laitière canadienne pour réduire les prix de son lait diafiltré, selon le site internet du gouverneur du Wisconsin, Scott Walker, rapporte La Presse Canadienne.
Saine compétition
Le président américain s'attaquerait donc à cette politique précise plutôt qu'à l'ensemble de la gestion de l'offre, même s'il s'est plaint des règles de l'ALÉNA qui ralentissent tout processus de changement.
«Nous producteurs sont préoccupés par l'importation de lait diafiltré des États-Unis au Canada, ajoute Mme Bibeau. Alors l'industrie laitière, autant les producteurs que les transformateurs, a convenu de nouvelles tarifications qui font en sorte que les transformateurs canadiens achètent canadien en plus grande quantité au lieu d'importer du lait diafiltré américain comme ils ont fait dans les dernières années.»
«Ce n'est pas d'aucune façon un mécanisme qui vient du gouvernement fédéral. C'est de la saine compétition. La loi du marché. Ils (les producteurs que les transformateurs canadiens) se sont organisés pour offrir un produit à un prix compétitif.»