La troisième phase de construction, qui doit permettre de raccorder le boulevard à la rue du Haut-Bois, n’est pas dans les cartons pour l’an prochain.

Prolongement du boulevard René-Lévesque : pas avant 2021

Le boulevard René-Lévesque ne sera vraisemblablement pas prolongé en 2020. La troisième phase de construction, qui doit permettre de raccorder le boulevard à la rue du Haut-Bois, n’est pas dans les cartons pour l’an prochain.

« Nous avons une charge de travail énorme dans nos équipes et nous prenons du retard dans plusieurs dossiers. Actuellement, ça circule assez bien de la façon que c’est fait, alors nous pensons que c’est un projet qui pourrait être reporté d’une année ou deux. Pour les négociations avec les propriétaires des terrains où passera le boulevard, il n’y a rien d’avancé », rapporte Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke.

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Cette année, la Ville devait effectuer une étude préliminaire pour le tracé du boulevard et procéder à l’achat des terrains visés. « Le tracé n’est pas fait encore. Le mandat n’est pas donné », confirme Mme Gravel.

En conséquence, il serait surprenant de procéder à des travaux dès l’an prochain.

Échéancier maintenu pour Haut-Bois

Entre-temps, la reconfiguration de l’intersection du boulevard Bourque et de la rue du Haut-Bois, qui devait être synchronisée avec le prolongement du boulevard René-Lévesque, pourrait être réalisée. « À l’origine, au moment de la construction du trottoir sur le boulevard Bourque, entre les rues Gibraltar et du Haut-Bois, nous devions fermer temporairement les bretelles d’accès de la rue du Haut-Bois. Nous avons décidé d’attendre parce que nous faisons l’analyse du plateau des loisirs dans ce secteur et ce sera aussi la sortie du boulevard René-Lévesque. Les équipes travaillent néanmoins sur l’intersection. S’il y a des travaux l’an prochain, ce serait vraiment cette intersection en fonction du futur boulevard. »

Dans la même lignée, le Service des infrastructures urbaines a le mandat de réaliser une étude de circulation sur le boulevard du Mi-Vallon, en prévision d’une décision sur l’opportunité de raccorder ce boulevard à René-Lévesque. « Nous avons plusieurs études à faire, alors c’est assez bas dans notre liste. Les terrains au bout du boulevard du Mi-Vallon appartiennent à un promoteur, mais il n’a pas de projet pour le moment, alors il n’y a pas d’urgence pour prendre une décision. Il reste que Mi-Vallon est un boulevard et qu’il n’est pas idéal d’utiliser les petites rues pour se rendre à René-Lévesque. »

Le prolongement du boulevard de Mi-Vallon, s’il se concrétise, ne permettrait pas de traverser le terre-plein du boulevard René-Lévesque. Les automobilistes ne pourraient prendre qu’un virage à droite en direction Saint-Élie.

Un demande supplémentaire pour le pavage


Les élus seront appelés à voter pour un budget supplémentaire permettant de paver de façon temporaire des rues mal en point. Les chaussées endommagées donnent toujours des maux de tête aux automobilistes dans plusieurs secteurs.

À la fin de l’hiver, le pavage avait dû être enlevé sur les rues de Toulon, Viau et Fortier, là où les cycles de gel et de dégel ont causé d’importants dommages. « Il faut refaire une petite couche de pavage sur la rue de Toulon. Nous demandons un budget pour une couche temporaire. À la suite des sondages effectués dans ce secteur, nous avons démontré que les infrastructures sous-jacentes au pavage sont en piètre état. Il faut reconstruire au complet. Ce sera prévu dans nos demandes budgétaires pour l’an prochain », résume Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines à la Ville de Sherbrooke. 

« Nous ne pouvons pas garder de rues sur le gravier pendant l’hiver. C’est très difficile à entretenir et quand nous les entretenons l’hiver, il faut une machine spéciale. Donc il faut une couche de pavage jusqu’à l’an prochain. » 

En plus des rues ayant déjà nécessité des interventions, d’autres rues ou artères pourraient nécessiter un pavage temporaire si le rapiéçage manuel est devenu impossible. 

« Ce sera aux élus de décider s’ils nous accordent ce budget mardi prochain. »